En 2017, le streaming redonne du souffle à la musique, mais YouTube inquiète

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Crédits : Wachiwit/iStock
Streaming
Guénaël Pépin

L'an dernier, le marché de la musique enregistré a progressé de près de 4 % en France, porté par une croissance de 15 % du streaming. Une tendance que YouTube grèverait à lui seul, via son abondante offre gratuite, qui détournerait les internautes des plateformes payantes.

Le 3 juillet, le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) a publié sa synthèse du marché français de la musique enregistrée. Il affiche sa deuxième année de croissance en 15 ans, avec un chiffre d'affaires de 583 millions d'euros (+3,9 %). Une bonne performance qui ne suffit pas au Snep, pour qui le marché français « représente aujourd’hui seulement 40% du marché d’il y a 15 ans ».

Le numérique porte le marché, et plus particulièrement le streaming, qui s'accapare une part toujours plus grande du gâteau. Ce marché voit ses revenus grimper de 14,7 % en un an (285 millions d'euros), alors que le marché physique est passé sous la barre des 300 millions d'euros (298 millions), via une baisse « modérée » (-4,7 %).

La production française se porte d'ailleurs bien : 18 des 20 albums les plus vendus (et écoutés) sont français, et 43 des 50 premiers. Malgré tout, le syndicat a des raisons de se plaindre, en premier lieu avec YouTube, qui détournerait les internautes du streaming payant. La majeure partie des revenus du numérique provient de ces offres, qui sont rapidement amenées à dominer le marché.

Le streaming payant, pilier de la musique

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