Isabelle Falque-Pierrotin (CNIL) : avec le RGPD, l'Europe joue sa crédibilité

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Crédits : Marc Rees (licence CC-BY-SA 3.0)
Loi
Marc Rees

Lors de la présentation de son rapport annuel hier, Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, est revenue sur le sujet phare de l’année 2018 : le Règlement général sur la protection des données. Un cap vu comme un véritable pari pour l’Europe.

D’entrée, la présidente de l’autorité indépendante a dénoncé un « marketing de la peur », sur ce texte, « présenté de façon un peu biaisée dans les gazettes et l’opinion publique ». Les ingrédients sont sur la table : un texte complexe, des acteurs qui ne sont toujours pas en conformité alors que le règlement a été adopté en 2016, et le fameux couperet du 25 mai.

Plutôt que de cultiver cette crainte, Isabelle Falque-Pierrotin a préféré une nouvelle fois présenter ce RGPD sous son meilleur angle : « une chance pour l’Europe », un « cadre de confiance », des garanties nouvelles pour le consommateur, une « réponse opérationnelle à la crise de confiance », et enfin une remise en concurrence des acteurs européens face aux gloutons américains.

Pour mémoire, comme expliqué au long de notre trilogie analysant ligne par ligne le règlement, le critère du ciblage utilisé pour définir le périmètre territorial du règlement est très vaste.

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