Presstalis promet le retour aux bénéfices en 2019, mais cette fois « les chiffres sont fiables »

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David Legrand

Près de 10 ans après la création de Presstalis (ex-NMPP), et malgré le soutien de l'État, la société continue de s'enfoncer dans les mauvais résultats, cumulant plus de 300 millions d'euros de dettes. Malgré les rapports, qui ne manquent pas, la situation ne fait que se répéter.

Si les NMPP n'étaient pas dans une situation très glorieuse au début des années 2000, force est de constater que les choses ne se sont pas améliorées depuis. Le changement de nom pour Presstalis n'y aura rien changé, après les alertes, rapports et autres coups de semonces. 

Ainsi, la situation de ces derniers mois, si elle est inédite par son ampleur et les décisions prises, a comme un petit air de déjà-vu. Tant dans ses mécaniques que dans le soutien de l'État, pour une cause qui semble presque déjà perdue d'avance si rien ne change en profondeur, au-delà des déclarations d'intention.

Notre dossier sur la crise de Presstalis, de la loi Bichet à Canard PC :

Le rapport Françaix de 2014 : un bilan assez dur des réformes entreprises

Après plusieurs années de réduction des coûts, de restructuration et de grève, le député SER Michel Françaix publie un rapport sur la modernisation du secteur de la presse, dans lequel il pointe la réforme laborieuse de la filière, jugeant le plan mis en place en 2010 pour Presstalis insuffisant.

L'un des problèmes serait « la baisse de la diffusion, qui a été plus prononcée que ne l’anticipait le rapport Mettling. Ce rapport se fondait sur une diminution structurelle de la vente au numéro de 4,5 % alors que la baisse a été de 10 % en 2010 et de 8 % en 2011 », l'abandon de la fermeture de la filiale en région parisienne (SPPS) à la suite d'une grève soutenue et le départ de nombreux éditeurs chez la concurrence, les MLP.

« L’activité de distribution de la presse quotidienne nationale assurée exclusivement par Presstalis est structurellement déficitaire depuis plusieurs années, en raison notamment de l’érosion continue des ventes. Ce déficit était jusqu’à récemment en partie financé par le résultat positif de la filière distribution des autres publications. La solidarité entre éditeurs est en effet conçue de manière double : entre tous les éditeurs et entre les éditeurs de presse quotidienne et les éditeurs de presse magazine. Ces derniers finançaient en partie le déficit de la filière de distribution des quotidiens en contrepartie du bénéfice des tarifs postaux avantageux et du taux de TVA super réduit » rappelait Michel Françaix.

Un gel des transferts avait donc été mis en place le 22 décembre 2011 par la CSMP, qui n'avait pas été rendu exécutoire par l'ARDP « qui n’apparaissait pas conforme au droit de la concurrence et suggéré au CSMP de fixer des délais de préavis à respecter par les éditeurs qui retireraient la distribution d’un de leurs titres à une messagerie ou qui se retireraient d’une société coopérative de messagerie ». Les règles de transfert ont donc été modifiées et appliquées à partir du 16 mars 2012.

La réforme de 2011/2012 a également été critiquée, notamment parce que tous les engagements n'ont pas été tenus : « l’augmentation de capital n’a pas été effectuée par tous les éditeurs. En particulier, le journal Le Monde n’a pas, à ce jour, mis en œuvre l’engagement qu’il avait souscrit à cet égard ».

L'accord de 2013 suite à la médiation ? Un surcoût « de 19,7 millions d’euros en pertes d’exploitation et de 13 millions d’euros pour les mesures d’âge supplémentaires, soit 32,7 millions d’euros » tranche le rapport. Là encore, le gouvernement avait mis la main à la poche en prenant « à sa charge 50 % du surcoût, dans la limite de 14 millions d’euros. Le ministère de la culture a d’ores et déjà versé 7 millions d’euros à Presstalis en 2014. En contrepartie, les éditeurs ont consenti à la prolongation de l’augmentation d’un demi-point de barème dans les deux coopératives ».

Le rapport évoque aussi la difficulté à la création de sociétés communes de moyens ou la mise en place d'une péréquation entre les trois coopératives pour financer le surcoût qu'implique la distribution des quotidiens, préconisée depuis des années mais seulement instaurée en 2013 après une contestation de la part des MLP.

Réforme de Presstalis
Crédits : Sénat.fr

La situation était toujours considérée comme difficile, alors que « le soutien à la distribution représente l’essentiel des aides publiques à la presse (plus de 80 % du total des aides budgétaires dans le projet de loi de finances pour 2015) ». Le tout, avec des marchands de presse(diffuseurs) en première ligne, subissant les difficultés de l'ensemble de la filière :

« En décembre 2013, la France comptait 26 800 points de vente, soit 3 000 de moins qu’en 2009. La fermeture de points de vente engendre un effet de concentration : les 1 000 premiers diffuseurs, qui ne représentent que 3 % du réseau, réalisent désormais 23 % du chiffre d’affaires du secteur »

Ce chiffre est passé sous la barre des 26 000 en 2014 et sous les 25 000 en 2015. En 2017 on ne comptait plus que 23 217 diffuseurs de presse selon les chiffres de Presstalis publiés par le CSMP.

La loi n° 2015-433 du 17 avril 2015 issue de ce rapport a placé l'autorité de régulation du secteur (ARDP) dans un statut d'autorité administrative indépendante, financée à ce titre par les pouvoirs publics plutôt que par les éditeurs. Elle était également renforcée par l'arrivée d'un quatrième membre, désigné par le président de l'Autorité de la concurrence, et par la possibilité d'inscrire une question à l'ordre du jour du CSMP ou de réformer ses décisions.

Trois ans de réformes et de rachats...

Les deux années suivantes, Presstalis s'est concentré sur sa restructuration et sa modernisation. Nouveau système d'information conçu avec Generix Group et Capgemininouveau site, tout est fait pour adapter le groupe à l'ère du numérique. 

Début 2016Les Échos nous apprenaient que le groupe reprenait des couleurs, les banques acceptant à nouveau de le suivre. Dès 2018, c'est assuré : les frais de restructuration ne pèseront plus sur les comptes, la moitié du résultat d'exploitation devant dépendre de la diversification.

Fin 2015, la société avait en effet misé sur de nouvelles activités. De Launching Factory pour faciliter la vie des éditeurs étrangers voulant s'implanter en France, à Zeens pour permettre aux éditeurs et aux consommateurs de se retrouver à travers des solutions numériques et mobiles, la mutation était en marche.

Des offres « ExcluZives » et autres promotions de 50 % devaient favoriser le web to store et booster les ventes chez les marchands de journaux. Des hackatons étaient organisés pour imaginer la presse du futur grâce à des étudiants, en partenariat avec l'Union Nationale des Diffuseurs de Presse (UNDP). 

Après ADthletic Media (publicité) et Export Press (distribution à l'international), c'est le rachat du groupe Mercuri début 2017 qui devait étendre la « palette de services notamment le conseil aux éditeurs, le réglage, la vente par tiers et le merchandising et proposons une offre full service destinée à devenir un fort relais de croissance pour notre groupe ».

Des activités aux résultats parfois mitigés. Ainsi, si ADthletic Media affichait en 2016 un résultat net de 1,7 millions d'euros sur 5,8 millions de chiffres d'affaires, Export Press était en léger déficit (51 300 euros sur 6,5 millions d'euros de CA) alors que Zeens perd deux millions d'euros sur 8,9 millions d'euros de CA. Les chiffres de Mercuri ne sont pas publics.

Je vais bien, tout va bien

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2017, la commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat se félicitait en novembre 2016 du « sauvetage réussi de Presstalis » faisant la liste des aides apportées depuis 2005, soit 215 millions d'euros, 21,5 millions d'euros par an en moyenne.

On y apprenait que « malgré un marché en constance décroissance, la messagerie prévoit un bénéfice avant intérêts et impôts en augmentation, à hauteur de 5,1 millions d'euros, qui pourrait atteindre 12,5 millions d'euros en 2017 et 22,3 millions d'euros en 2018, selon les informations transmises par Presstalis ».

Pour référence, voici un récapitulatif du chiffre d'affaires, des capitaux propres et du résultat de la société Presstalis (hors filiales) pour la période de 2011 à 2016 :

Résultat Presstalis

Comme on peut le voir, après une hausse importante du chiffre d'affaires en 2014 (un peu moins de 250 millions d'euros), on constatait toujours des pertes importantes (42 millions d'euros, soit 17 % du CA). Et la situation n'a cessé de se dégrader, surtout en 2016 avec une baisse de plus de 22 % du CA. 

Les capitaux propres de la société s'établissaient alors à -310 millions d'euros, la perte moyenne de 2012 à 2016 est de 47 millions d'euros par an, soit un peu moins de 4 millions d'euros par mois, malgré la baisse des effectifs et des coûts. 

Après des chiffres trop optimistes, un brutal retour à la réalité

Un an plus tard, changement de ton. La même commission évoque dans le cadre du projet de loi de finances pour 2017 rien de moins qu'un « échec industriel » :

« Alors que Presstalis semblait avoir résolu certaines de ses difficultés financières grâce au soutien de l'État et à des opérations de financements externes, en mai dernier, un dérapage significatif vis-à-vis de la trajectoire budgétaire a été découvert au moment de la certification des comptes 2016 par les commissaires aux comptes.

Le résultat d'exploitation 2016 s'élève finalement à - 1,9 million d'euros et le résultat net s'établit à - 48 millions d'euros. Les résultats de 2017 devraient également être significativement négatifs. »

Comment expliquer cette situation ? Pour la direction de Presstalis, il s'agit d'un problème... logiciel. Il serait ainsi « dû à la migration du logiciel comptable et au changement du logiciel budgétaire. La différence par rapport au résultat courant prévisionnel proviendrait principalement de données de marché indépendantes des charges propres à la messagerie » explique la commission. De son côté, le CSMP a pointé du doigt le coût des plans sociaux « très généreux » mis en œuvre.

Le grand gagnant serait ainsi les MLP puisque « la crise traversée par la messagerie, couplée à l'homologation de nouveaux barèmes particulièrement compétitifs chez la messagerie concurrente, a poussé un nombre significatif d'éditeurs de la presse magazine à poser un préavis de départ auprès de la messagerie Presstalis pour un montant total de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 210 millions d'euros venant des groupes Prisma et Mondadori ».

L'échec du système d'information commun est aussi pointé du doigt, avec un budget doublé par rapport aux estimations initiales. Une situation due, selon le CSMP, à un mauvais choix de prestataire plutôt qu'au principe même d'une mutualisation. Quelles sont les options ? Pour tenter de le déterminer, une nouvelle mission a été confiée mi-septembre à Gérard Rameix afin « d'éclairer les pouvoirs publics sur la situation économique des messageries et sur les perspectives en matière de régulation et de soutien de la vente au numéro ». Ses conclusions n'ont pas encore été publiées.

Une nouvelle gouvernance pour redresser la situation

Suite à cette nouvelle salve de problèmes, la direction de Presstalis a été remplacée. C'est Michèle Benbunan qui occupe désormais le poste de PDG après avoir dirigé la branche services et opérations d'Hachette pendant plus de 16 ans. Elle a la charge du redressement du groupe et la gestion d'un nouveau cycle de crises.

Outre un mécontentement des marchands de presse exprimé début novembre, La Correspondance de la presse annonçait début décembre une perte opérationnelle qui pourrait dépasser les 15 millions d'euros pour 2017. Les éditeurs distribués par Presstalis venaient de recevoir une mauvaise nouvelle : 25 % de leurs règlements seraient retenus jusque fin janvier, afin de permettre à la société et à sa trésorerie de passer l'année. De quoi récupérer 37 millions d'euros.

Hélène Bourbouloux, connue pour la résolution des cas complexes, a été nommée administratrice judiciaire par le tribunal de commerce de Paris début décembre dans le cadre d'une procédure de conciliation demandée par les éditeurs. De quoi ramener la société à sa situation de 2011, en pire.

Diffuseurs et éditeurs étaient bien entendu vent debout contre cette annonce. Dans un communiqué conjoint diffusé le 15 décembre, quatre syndicats dénonçaient « l’amalgame consistant à transformer les difficultés du groupe Presstalis en difficultés de l’ensemble de la filière ».

Dans un second communiqué du 29 décembre, le Syndicat de l'Association des Éditeurs de Presse française (SAEP) critiquait la position de Presstalis face aux grands groupes de presse qui en assurent la gouvernance, et appelait les pouvoirs publics à « les contraindre à en assumer seuls les conséquences ».

Le 8 janvier, le SAEP demandait à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, la création d'un « fonds d’indemnisation pour venir au secours des entreprises de presse, des dépositaires, des marchands de presse, qui verront leurs stocks de publications, leur solde de règlement éditeurs, leur commissions, pour les agents de la vente, éventuellement ponctionnés, différés ou bloqués » de 100 millions d'euros, en cas de redressement judiciaire de Presstalis. 

Les éditeurs de toutes les messageries mis à contribution

La question est maintenant celle de la solution. Si dans un premier temps la possibilité d'une cotisation de quelques centimes a été évoquée, fin janvier, La correspondance de la presse précisait les pistes annoncées par le CSMP.

Ainsi, une contribution exceptionnelle de 2,25 % serait imposée à tous les éditeurs, quelle que soit leur messagerie, jusque fin juin 2022, soit une durée de quatre ans et demi. Il est aussi question d'un gel des transferts avec une prolongation des préavis de départ de six mois et d'un prêt de l'État pouvant atteindre 200 millions d'euros.

Comme l'on pouvait s'y attendre, les MLP ont critiqué cette décision et la volonté de « sauver Presstalis au risque de détruire la filière ». La coopérative précise dans sa contribution envoyée à la CSMP que dans le cadre d'une étude « portant sur 267 bilans d’éditeurs sociétaires à MLP (déposés aux greffes des tribunaux de commerce), représentant un chiffre d’affaires toutes activités confondues de 1.4 milliard d’euros, la moyenne du résultat courant avant impôts ressort à 4,6 %. 140 entreprises sur 267 ont un résultat courant avant impôts inférieur à 2,25 % ». 

Cela n'a pas empêché la CSMP de valider ces dispositions dans les grandes lignes ce lundi 19 février. Elles doivent désormais être validées par l'autorité de régulation dans les jours à venir. Il y a néanmoins eu quelques aménagements :  « le taux de la contribution est différencié : 2.25% pour Presstalis et 1% pour les MLP. Ces taux différenciés ont été fixés en considération d’une stabilité des parts de marché entre les messageries sur la période » selon le communiqué.

Concernant les modalités de règlement,  la CSMP « fixe des délais plus longs que ceux actuellement pratiqués par Presstalis et les MLP. L’allongement retenu est de l’ordre de 14 jours » mais précise qu'en raison de la situation des petits éditeurs, il est prévu pour « ceux réalisant moins de 1 million d'euros de VMF, les délais de règlement demeureront substantiellement identiques à ceux actuellement pratiqués. Cette disposition devrait concerner environ 89 % des éditeurs distribués par les MLP et 79% des éditeurs distribués par Presstalis ».

Coup de poker au Sénat

Fin janvier, Michèle Benbunan confirmait devant la Commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat une situation alarmante, « bien pire que celle qui m'avait été présentée au mois de juillet, avec un déficit d'exploitation d'au moins 20 millions d'euros [et] un trou de trésorerie de très grande ampleur. Il n'est pas faux de dire que la société était alors en cessation de paiement », justifiant la décision de retenir 25 % des revenus des éditeurs.

Pour elle, « c'est tout le système qui doit être remis en cause. Le secteur est en grande souffrance et en danger. Si la baisse de 5 à 10 % par an se poursuit, la presse est morte. Et ce sont les petits qui vont souffrir » et déréguler le niveau 3, soit les diffuseurs de presse. Une manière d'indiquer que c'est à la loi Bichet qu'il faut toucher.

Une piste que la ministre de la Culture aurait demandé de creuser à son ancien chef de cabinet, Marc Schwartz, qui poursuit une mission en parrallèle de celle de Gérard Rameix sur cette question et celle de l'organisation de la coopération, selon La Correspondance de la presse.

La question du transport serait aussi à poser : « Si vous regardez l'expérience américaine, la messagerie de presse assure la prospection commerciale, le flux de trésorerie et de cash et l'information du système. En revanche, tout le flux logistique est assuré par les transporteurs. [...] En France, il existe aujourd'hui un système de transport très efficace. Je pense que l'on pourrait se rapprocher des structures de transport existantes pour éviter de passer par nos propres plateformes locales afin de faire des économies et gagner en efficacité ».

Concernant Presstalis, c'est à nouveau du côté d'un plan de départ qu'il faut regarder, ou plutôt d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) courant sur trois mois. 250 personnes du siège seraient concernées, outre des cessions de dépôts : « Nous avons actuellement 17 dépôts avec une couverture semi-nationale et des effectifs significatifs. Le plan de transformation vise à alléger tout cela. [...] Certaines plateformes n'ont pas une rentabilité suffisante. Nous allons les vendre à des dépositaires indépendants. Presstalis va essayer de se désengager d'une dizaine de régions tout en gardant la maîtrise sur les grandes villes où l'on va essayer d'impulser ce développement commercial ».

Cette fois, le plan est celui d'un retour à un résultat d'exploitation positif de 15 millions d'euros d'ici fin 2019. Une mécanique déjà vue lors des crises précédentes semble se dessiner, avec le besoin de trouver 50 millions d'euros « pour passer d'un déficit de 20 millions à un excédent de 15 millions en 18 mois, en plus des 140 millions d'euros nécessaires pour apurer la situation, soit 190 millions d'euros en tout ».

Un choix qui aurait été qualifié par Gérard Rameix, « d'audacieux mais jouable », mais qui aurait surtout été audité, basé sur des « chiffres fiables ». Une manière de rassurer les pouvoirs publics. Il leur est désormais demandé « d'avancer une partie de l'argent au fur et à mesure de la réalisation du plan. Si cela se passe bien, l'argent est débloqué régulièrement sinon on arrête tout ! » tentera Benbunan, peu après avoir prophétisé qu'en cas de liquidation, « toute une économie s'écroulerait en cascade dont il faudrait assumer la conséquence. Si certains pensent que c'est envisageable, les voilà prévenus ». Et d'ajouter : « Il y a une certaine urgence à avoir la réponse car sinon je ne peux pas payer les salaires de février ».

Michèle Benbunan a enfin précisé que Presstalis avait « l'ambition que les plus petits éditeurs soient remboursés des 25 % demandés à l'ensemble de la filière » sans garantie. Elle n'a par contre pas réagi à la proposition du sénateur PS David Assouline de créer une commission d'enquête  ou une mission d'information parlementaire « pour comprendre et aussi entendre le point de vue des autres parties... » face au « tableau dramatique » dépeint par sa nouvelle présidente.


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