L'ANSSI s'érige contre le cyberarmement des entreprises et une défense purement européenne

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Securité
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le vendredi 13 octobre 2017 à 08:30
Guénaël Pépin

Pour l'agence de cybersécurité française, il faut que les États conservent le monopole de l'armement informatique, pour éviter un chaos numérique. Elle s'inquiète aussi d'une centralisation européenne de la défense, à court terme, alors que certains pays de l'Union seraient trop en retard pour compter uniquement sur une agence communautaire.

Les entreprises ne doivent pas répliquer elles-mêmes face aux attaques informatiques, selon l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Dans un discours aux Assises de la sécurité de Monaco, son directeur Guillaume Poupard a insisté sur son aversion à un armement du secteur privé, porte ouverte à toutes les dérives selon lui.

« Je suis très inquiet des propositions faites par certains d'autoriser le « hack back », c'est-à-dire reconnaitre la faillite des États à protéger leurs entreprises et citoyens, et autoriser les entreprises à s'armer et à répondre aux attaques. Je suis parfaitement opposé et effrayé par ce genre d'idée » a-t-il déclaré.

Plus globalement, « nous sommes très inquiets de voir la pente naturelle des choses, qui nous emmène vers un espace numérique devenant de plus en plus un espace de conflit » ajoute le numéro un de l'ANSSI. Ce, alors que la Commission européenne pense centraliser une large part de la cybersécurité au niveau communautaire, un projet auquel l'agence française s'oppose, notamment en matière de certification.

L'armement des entreprises ? « Une abomination »

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