Le ministère des Armées renouvelle son accord « Open Bar » avec Microsoft Irlande

Du bon, du blé, Dublin 110
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Crédits : Senat.fr
Loi
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le jeudi 24 août 2017 à 10:25
Marc Rees

Interrogée par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, la ministre des Armées confirme que l’accord passé avec Microsoft a été renouvelé, une nouvelle fois sans appel d’offres. L’exécutif déroule de nombreux arguments pour justifier ce choix, rabotant la question de la souveraineté et évinçant celle des coûts.

Voilà quelques mois, la sénatrice LR questionnait l’exécutif sur le sort du contrat dit « Open Bar », en cours de renouvellement entre le ministère régalien et Microsoft Irlande.

Elle demandait une suspension immédiate de cette procédure en mettant sur scène plusieurs arguments contre ce contrat : l’épisode du rançongiciel Wannacry, les liens considérés comme étroits entre la société américaine et le gouvernement Trump, l’article de la loi Lemaire visant à encourager les administrations à opter pour le libre. Elle demandait en outre qu’une clause soit prévue dans le contrat signé avec Microsoft Irlande pour que les profits issus de ce contrat soient fiscalisés dans notre pays plutôt qu’à Dublin. Enfin, elle demandait au ministère le calendrier de ce contrat en gestation et la mise en route d’un véritable appel d’offres où seraient pris en compte l’offre en logiciels libres.

Face à cette batterie de missiles, la Défense a sorti l’artillerie lourde pour plaider, bec et ongles, en faveur de cet accord-cadre né en 2009, élargi à l’ensemble des postes en 2013, à chaque fois pour quatre ans. « Cette solution a permis de soutenir une partie du parc Microsoft déjà déployé au sein du ministère au moyen d'un support contractuel désormais unique », s’enchante Florence Parly, avant de vanter les « importantes économies, ainsi que la mise en place d'une gestion centralisée, avec un nombre réduit de configurations ».

Des coûts « prévisibles » mais tenus secrets

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