Alliance publicitaire Gravity : la collecte des données commence, pas l'opt-out

La CNIL (en) veille 50
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le mercredi 05 juillet 2017 à 12:23
David Legrand

À peine l'Alliance Gravity a-t-elle été annoncée, que certains de ses membres ont mis en place le dispositif de collecte de données, sans méthode de refus pour les internautes. Pendant ce temps, la CNIL continue d'attendre ePrivacy...

Hier, un projet en préparation depuis quelques mois était annoncé : Alliance Gravity. Derrière ce nom aux accents spatiaux se cache en réalité un groupement d'éditeurs qui s'inquiètent du poids que prennent les GAFAM sur le marché publicitaire. Leur constat est simple : cette position s'explique par la quantité de données collectées à travers leurs différents services.

S'ils veulent s'imposer et assurer un modèle économique pour leurs titres, ils doivent faire de même. Une vision des choses sans doute assez partielle (ou partiale), mais qui est une tendance lourde du secteur où de tels regroupements vont devenir la norme. Des revendeurs et l'opérateur SFR rejoignent d'ailleurs le projet. Le Figaro et Le Monde devraient de leur côté annoncer leur propre initiative dès demain. L'unification à la française gardera donc un petit goût de « chacun pour soi ».

Le tout se passe sur fond d'arrivée du RGPD et d'ePrivacy, qui doivent encadrer la collecte et l'utilisation des données à partir de mai 2018 en Europe. On notera d'ailleurs que ceux qui participent à l'aventure sont souvent ceux qui sont les plus opposés au renforcement des obligations en la matière.

La trop longue hésitation de la CNIL

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