Mediaset : le gendarme italien des télécoms contrarie les plans de Vivendi

Veni, Vivendi, mais pas tout à fait vici 7
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le mercredi 19 avril 2017 à 15:21
Kevin Hottot

Vivendi ne s'attendait pas à ce que les autorités italiennes viennent mettre des bâtons dans les roues de son expansion, et c'est pourtant ce qu'il vient de se passer. L'AGCom, l'Arcep locale, impose en effet au géant français de se séparer d'une partie de ses participations dans Mediaset ou Telecom Italia.

Vivendi n'a jamais caché ses ambitions en Italie. Le groupe présidé par Vincent Bolloré revendique vouloir se positionner en tant que « groupe international majeur dans le domaine des médias et des contenus d'essence européenne » et avait besoin pour cela d'investir dans les contenus au-delà de ceux produits par Canal. 

Le plan devait se dérouler sans accroc

Vivendi avait donc commencé à placer ses pions en Italie. D'abord en prenant une participation dans l'opérateur Telecom Italia, qui devait servir de vecteur à sa future offre de contenus, puis en scellant un partenariat avec le groupe Mediaset (fondé par Silvio Berlusconi) en vue d'investir le marché européen de la SVOD.

Premier problème, l'affaire ne s'est pas exactement conclue comme prévu. Initialement, Vivendi devait échanger 3,5 % de son capital contre la même participation dans Mediaset et l'intégralité de Mediaset Premium, une société gérant une offre de télévision payante façon Canal.

Vivendi devait aussi obtenir un siège au conseil d'administration de Mediaset et promettre de ne pas franchir le seuil de 5 % du capital de l'italien dans les trois prochaines années. Un moyen pour la famille Berlusconi de se prémunir de la réputation sulfureuse du magnat français, surnommé « il scalatore » (le grimpeur) de l'autre côté des Alpes.

Guerre ouverte

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