WhatsApp annonce ses Statuts, des « Stories » chiffrées

Stories, à qui le tour ? 20
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Guénaël Pépin

WhatsApp vient d'annoncer l'arrivée des Statuts, une réplique des Stories qui font le succès de Snapchat. Ces messages multimédia (photo et vidéo) sont ici chiffrés, selon une méthode non-précisée, avec une durée de vie maximale de 24 heures. 

WhatsApp ajoute une nouvelle corde à son arc. Le service de messagerie vient d'annoncer la fonction Statut, qui arrive dès aujourd'hui sur l'application mobile, pour célébrer les huit ans du service le 24 février. Il s'agit de statuts fixes, composés d'images (animées ou non) et de vidéos annotées. Chiffrés, ils disposent d'une durée de vie maximale de 24 heures.

Une fonction calquée sur Snapchat

Ces nouveaux statuts remplacent la version texte actuelle, datant des tous débuts du service, présente avant même les discussions instantanées. La méthode de chiffrement desdits messages n'est pas précisée. Pour mémoire, WhatsApp chiffre chaque conversation à l'aide du protocole Signal. La question se pose donc pour ces messages, potentiellement visibles par l'ensemble des contacts. L'outil, aux 1,2 milliard d'utilisateurs, donne tout de même la possibilité de contrôler la visibilité dans les paramètres de confidentialité.

La nouvelle fonction reprend les fondamentaux des Stories de Snapchat, qui contribuent pour beaucoup à son succès. En la mimant, WhatsApp marche sur les plates-bandes de Snapchat, l'application de messagerie prisée des adolescents, qui s'apprête à entrer en bourse. Le service de Facebook s'éloigne donc de la simple messagerie pour aller conquérir les utilisateurs les plus jeunes.

WhatsApp sous le feu des critiques en Europe

Les Stories de Snapchat ont déjà « inspiré » un autre service de Facebook, Instagram, qui propose une fonction similaire, sous le même nom. Comme le rappelle TechCrunch, le réseau social centré sur la photo revendique 150 millions d'utilisateurs pour cet espace.

Dernièrement, Facebook et WhatsApp ont été sous le feu des autorités européennes, suite au partage de données entre les deux services. Plusieurs pays européens ont demandé au groupe californien de mettre un terme à ces échanges d'informations, quand la Commission européenne a rappelé que Facebook indiquait en 2014 qu'un tel partage était techniquement impossible. Un argument qui avait pesé en faveur du feu vert pour le rachat, même s'il ne pourra désormais pas le remettre en cause.

La fonction n'est pas encore disponible pour l'ensemble des utilisateurs, mais est déjà censée être en France et aux Pays-Bas, selon Mashable.


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