TF1 a divisé son bénéfice par deux en 2016 et compte sur la publicité ciblée pour rebondir

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Finances

Le groupe TF1 a présenté hier matin ses résultats annuels devant ses investisseurs. La chaîne y note une légère amélioration de ses revenus, mais un bénéfice divisé par deux. De quoi l'inciter à lancer un plan d'économies pour tenter d'y remédier.

Malgré la tenue d'évènements de grande ampleur (comme l'Euro de football) qui ont drainé des audiences phénoménales, le groupe TF1 n'a pas fait de miracles en 2016. C'est en tout cas ce qu'il ressort des derniers comptes publiés par la filiale de Bouygues. 

La télévision gratuite décline doucement

Sur l'ensemble de l'année, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 2,062 milliards d'euros, en progression de 2,9 % sur un an. Cette hausse, l'entreprise la doit principalement à sa branche « Studios et divertissements », regroupant la production de contenus (musique, films, jeux de plateau...) et des activités tierces comme Téléshopping, qui a vu ses revenus grimper de près de 50 %. Un score que TF1 explique par « la consolidation de Newen Studios depuis le 1er janvier 2016 ».

Pendant ce temps, les revenus tirés des « antennes gratuites » (TF1, TMC, NT1, HD1 et LCI) reculent et n'ont atteint que 1,517 milliard d'euros (-3,3 % sur un an) dont 1,455 milliard proviennent de la publicité, un chiffre en baisse de 1 % par rapport à 2015. Le tout malgré des parts de marché qui restent stables, à 32,1 % en cumulant l'ensemble des chaînes.

TF1 résultats 2016

Si les revenus ont légèrement progressé, le résultat net dégringole vitesse grand V. Sur l'ensemble de 2016, il s'établit à seulement 41,7 millions d'euros, contre 99,9 millions en 2015, soit un recul de 58,2 %, et même 137 millions en 2013. Il faut remonter à 1990 pour retrouver trace d'un bénéfice aussi faible pour la Une. Pour justifier ce net recul, TF1 évoque plusieurs éléments exceptionnels, qui au total lui auraient coûté près de 84 millions d'euros. Le recul des revenus issus de LCI, passé sur le spectre gratuit de la TNT, a lui aussi eu un impact sensible sur les résultats.

Parmi ces éléments, on retrouve des charges de restructuration (25,3 millions d'euros), l'amortissement du rachat de Newen (24,8 millions d'euros) et l'impact d'un décret sur « les parts de coproduction dans les programmes de fictions françaises », qui a lui seul compte pour 25,4 millions d'euros.

Des programmes de plus en plus onéreux

Par Kevin Hottot Publiée le 17/02/2017 à 09:50

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