Qu'implique la construction d'un smartphone équitable ?

Du temps, principalement
Tech 2 min
Qu'implique la construction d'un smartphone équitable ?
Crédits : Fairphone

Vous connaissez peut-être Fairphone, le smartphone qui met l’accent sur la réparabilité. Mais qu’est-ce que ça implique, au juste, de construire un téléphone respectueux de l’environnement et des personnes qui le construisent ? On a posé la question à Agnès Crépet, directrice informatique chez le constructeur.

En mars prochain, le Fairphone 2 recevra sa dernière mise à jour. Au-delà de cette date, la deuxième version du téléphone équitable ne sera plus supportée par son constructeur. Celui-ci déconseille d’ailleurs de continuer d’y utiliser des applications recueillant des données sensibles à partir de mai, pour des raisons de sécurité.

Cette histoire pourrait ressembler à celle de beaucoup d’autres téléphones, rattrapés par l’obsolescence et les évolutions logicielles, si le Fairphone 2 ne présentait pas quelques spécificités. Il a reçu des mises à jour pendant sept ans et demi, pour commencer, bien plus que les trois à cinq ans initialement prévus.

Surtout, avant même d’exister, la perspective d’un Fairphone 2 a si bien convaincu que la campagne de précommande qui devait permettre d’en lancer la fabrication a généré 9 millions d’euros (contre 7 millions d’euros réunis en crowdfunding pour le premier modèle, en 2013).

Le smartphone en question est un produit, on l’aura compris, de Fairphone, cette marque hollandaise qui s’illustre par le soin qu’elle met à construire des téléphones équitables, soigneux aussi bien de l’environnement que des droits des personnes qui participent à la création des outils en question.

Le militantisme au cœur

Que ce soit par le nombre de terminaux vendus ou par les valeurs, Fairphone est loin de ressembler aux autres constructeurs de téléphone. Elle n’a pas été fondée comme société, en réalité, mais plutôt comme un mouvement d’activistes, qui visait, en 2010, à alerter le public sur l’usage de minerais provenant de zones de guerre ou de conflits dans les appareils électroniques que nous utilisons au quotidien. En 2013, elle lance sa première campagne de crowdfunding, avec le succès que l’on sait, et se constitue en entreprise. L’aventure est lancée.

Le travail s’organise autour de « quatre axes », raconte Agnès Crepet, directrice informatique et longévité logicielle de l’entreprise : « les matériaux, les usines, la longévité des produits (matériel et logiciel) et l’étape réusage et recyclage ». Le travail sur l’éthique et l’équité accompagne, de fait, le cycle de vie complet du téléphone.

Travailler là où les filières sont implantées

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