Le FBI et le projet trumpien (et xénophobe) de chasse aux fantômes chinois (3/4)

Paranochina
Droit 2 min
Le FBI et le projet trumpien (et xénophobe) de chasse aux fantômes chinois (3/4)
Crédits : 周道悟[1], Public domain, via Wikimedia Commons

Les accusations en série visant l'équipementier Huawei interviennent alors que l'administration américaine a discrètement mis un terme à un programme du ministère de la Justice et du FBI visant à traquer les taupes chinoises dans les universités et entreprises américaines. Troisième volet de notre série.

Dans son enquête sur les risques pour la sécurité nationale des États-Unis que poseraient les antennes relais de Huawei (voir la première et la seconde partie de cette série), CNN reconnaissait que « malgré son discours musclé, le refus du gouvernement américain de fournir des preuves à l'appui de ses affirmations [...] a conduit certains critiques à l'accuser d'aller trop loin dans la xénophobie ». 

« L'absence de preuve irréfutable » soulevait également la question de savoir si les autorités américaines pouvaient distinguer les investissements et recherches légitimes des faits d'espionnage avérés.

De plus, la réticence des administrations à détailler ce qu'elles auraient identifié conduisait certains critiques à l'accuser de « chasser des fantômes ». Et, « dans son zèle à détecter les preuves d'espionnage chinois », à avoir jeté un filet trop large, en particulier sur les institutions universitaires. 

Son enquête évoque le cas de deux universitaires initialement accusés d'espionnage au profit de la Chine. Le premier a finalement été acquitté par un juge, faute de preuve. Le département de la Justice a abandonné les charges pesant sur le second, là aussi parce qu'il ne parvenait pas à prouver ses accusations. 

CNN précise que l'administration Biden avait abandonné dans la foulée, en février 2022, la « China Initiative », en grande partie en raison de « l'impression qu'elle dépeint injustement les Américains d'origine chinoise et les résidents américains d'origine chinoise comme déloyaux ».

Lancée par Donald Trump en novembre 2018, son objectif était de traquer les chercheurs scientifiques et universitaires affiliés à la Chine venus voler des technologies aux États-Unis.

Matthew Olsen, le procureur général adjoint pour la sécurité nationale, avait reconnu avoir contribué à créer une « perception néfaste » laissant entendre que le FBI enquêterait différemment, et « à charge », au sujet des personnes ayant des liens raciaux, ethniques ou familiaux en Chine.

CNN ne s'épanche guère sur ce sujet, mais la China Initiative a fait bien plus de dégâts.

Une  « nouvelle peur rouge »

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