Le FBI, les antennes-relais Huawei et les missiles nucléaires (1/4)

FUD NUKE
Droit 2 min
Le FBI, les antennes-relais Huawei et les missiles nucléaires (1/4)
Crédits : Oscar-Zero Missile Alert Facility Minuteman ICBM Launch Control by Chad Kainz from Chicago, USA, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Deux enquêtes « exclusives » publiées par Reuters puis CNN à deux jours d'intervalles avancent que des antennes relais Huawei déployées dans des zones rurales américaines « pourraient perturber les communications de l'arsenal nucléaire américain ». Mais deux spécialistes de la question en doutent très fortement. 

Les autorités américaines alertent depuis des années sur les risques que poseraient les technologies Huawei en particulier, et chinoises en général, mais sans jamais apporter la preuve de portes dérobées, ou qu'elles seraient exploitées par les services de renseignement chinois.

La FCC, le régulateur américain des télécoms, avait ainsi successivement expliqué vouloir « limiter les ventes de produits Huawei », « bannir les sociétés "dangereuses" des réseaux publics », et « exclure les entreprises dangereuses du service universel », entraînant Huawei à l'attaquer au tribunal. La saga vient de prendre un nouveau tour.

Le 21 juillet, l'agence Reuters publiait une enquête « exclusive » révélant que l'administration Biden enquête sur l'équipementier chinois, d'après « deux personnes au fait de la question » ayant requis l'anonymat parce que l'enquête est confidentielle et implique la sécurité nationale.

L'enquête porte plus particulièrement sur la suspicion que ces antennes-relais « puissent capturer des informations sensibles provenant de bases militaires et de silos à missiles que l'entreprise pourrait ensuite transmettre à la Chine » : 

« Les autorités craignent que Huawei puisse obtenir des données sensibles sur les exercices militaires et l'état de préparation des bases et du personnel via l'équipement »

L'enquête, « qui n'avait pas encore été signalée », aurait été ouverte par le département du Commerce « peu après l'entrée en fonction de Joe Biden », selon le document de 10 pages consulté par Reuters : 

« L'agence a assigné Huawei en avril 2021 pour connaître la politique de l'entreprise en matière de partage avec des parties étrangères des données que ses équipements pourraient capter à partir de téléphones portables, notamment les messages et les données de géolocalisation. »

Huit responsables actuels et anciens du gouvernement américain

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