Les vraies pistes du rapport Bronner contre les fakes news

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Les vraies pistes du rapport Bronner contre les fakes news
Crédits : Elysee.fr

En octobre, le chef de l’État lançait la commission « Bronner », du nom de son président. Une instance chargée de « dévoiler une série de propositions concrètes dans les champs de l'éducation, de la régulation, de la lutte contre les diffuseurs de haine et de la désinformation ». Elle a rendu hier son rapport de 124 pages (pdf).

Dans les rangs de cette commission de 14 membres, Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’Université de Paris, membre de l'Académie nationale de médecine, de l'Académie des technologies, de l'Institut universitaire de France, Roland Cayrol (politologue), Annette Wieviorka (historienne spécialiste de la Shoah de l'histoire des Juifs au XXe siècle) ou encore Aude Favre (journaliste web).

Celle-ci avait cosigné le documentaire diffusé par Complément d’Enquête sur les « fake news » qui avait épinglé Tipeee. Obligeant du coup la plateforme de financement participatif à rappeler le régime de la responsabilité des hébergeurs...

Le rapport « n’a pas vocation à se poser en juge de vérité ou à éradiquer la désinformation ou la mésinformation en ligne, mais à réfléchir aux moyens techniques, juridiques, sociétaux d’en limiter les conséquences négatives sur la vie démocratique », dixit sa conclusion.

Le document, fruit d'une centaine d'auditions menées ces trois derniers mois, contient néanmoins 30 recommandations pour espérer limiter la propagation des contenus « qui nuisent à la vie démocratique » afin de « dissuader les comportements malveillants, sanctionner les pratiques illicites, améliorer la prévention des risques et renforcer la vigilance des utilisateurs ».

Autant d’impérieux leviers quand, aujourd’hui, « la défiance à l’égard des médias, des institutions et du gouvernement est un facteur corrélé tant avec la fréquentation sur Internet de sources d’information non fiables qu’avec l’adhésion aux théories du complot ».

Un mouvement qui s’explique « probablement par le fait qu’une telle défiance conduit les personnes concernées à rechercher des informations sur des sources "alternatives" aux médias traditionnels, qu’elles considèrent comme biaisés, corrompus ou à la solde du pouvoir ».

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