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Le gouvernement veut mettre un coup d'accélérateur sur FranceConnect

La guerre du bouton
Droit 4 min
Le gouvernement veut mettre un coup d'accélérateur sur FranceConnect

À partir du mois d’avril, tous les nouveaux services publics numériques devront proposer le bouton FranceConnect à leurs utilisateurs. Ce dispositif d’authentification « officiel » sera par la suite déployé sur les autres sites publics, à horizon 2021.

À ceux qui craignaient que la récente mission sur l’identité numérique ne vienne enterrer FranceConnect, le gouvernement a envoyé un message, le 1er février, à l’issue du comité interministériel sur la transformation publique : le célèbre « SSO » a encore de beaux jours devant lui.

« Trois millions de Français s’en servent déjà pour accéder à trois-cents sites, et nous devrions arriver à dix millions de personnes à la fin de l’année », a même indiqué Henri Verdier, le numéro un de la Direction interministérielle au numérique (DINSIC), la semaine dernière devant l’Assemblée nationale. Et pour cause : pour la première fois, il sera possible de télédéclarer ses revenus à partir de l’identifiant et du mot de passe d’autres services que celui des impôts (Ameli.fr, Mobile Connect et moi ou IDN de La Poste).

Jusqu’ici, c’était davantage les codes utilisés pour le site « impots.gouv.fr » qui ouvraient la porte des autres sites arborant le bouton FranceConnect – demandes de carte grise, consultation du solde de points du permis de conduire, etc.

Un bouton FranceConnect sur chaque service public numérique avant 2021

Dans l’espoir de faire de la France « l’une des meilleures nations en matière d’administration numérique au service de tous », l’exécutif a annoncé à l’issue du comité interministériel du 1er février dernier que FranceConnect serait scindé en deux « chantiers ».

D’un côté, « FranceConnect Identité » permettra aux internautes « d’utiliser un moyen d’identification unique pour se connecter à l’ensemble des services publics accessibles en ligne ». Autrement dit, il s’agit du FranceConnect tel qu’on le connait aujourd’hui. Le gouvernement a néanmoins pris plusieurs engagements qui feront date :

  • Tout nouveau service public en ligne lancé après le 1er avril 2018 sera accessible par « FranceConnect Identité ».
  • Les services publics en ligne d’ores et déjà existants seront progressivement appareillés, jusqu’au 31 décembre 2020 « au plus tard ».
  • Un « parcours hautement sécurisé de « FranceConnect Identité » sera disponible au plus tard le 31 décembre 2019 pour permettre le lancement des services en ligne exigeant une authentification renforcée des usagers, tels que la demande de procuration en ligne ou le dépôt de plainte en ligne ».

franceconnect

De l’autre côté, « FranceConnect Plateforme » se présente comme une « architecture technique » visant « l’échange sécurisé de données et de services sous forme d’API, interfaces de programmation applicative, afin de mettre effectivement en œuvre le principe du « Dites-le-nous une fois ». » On retrouve ici « l’étape deux » du projet FranceConnect : permettre non seulement au citoyen d’avoir un identifiant unique, mais aussi de réaliser par ce biais ses démarches administratives à partir des informations provenant de différents comptes  – impôts, allocations familiales, etc.

« C'est une stratégie de marque, mais dans les faits, ça reste la même chose », résume ainsi une source proche du dossier.

Un tableau de bord pour suivre la dématérialisation des démarches

De manière plus accessoire, il a été annoncé qu’un « tableau de bord ouvert et contributif » des services publics de l’État serait « lancé le 30 juin 2018 ». L’objectif : permettre aux citoyens de suivre la dématérialisation des démarches administratives, l’exécutif ambitionnant d’arriver à un taux de 100 % d’ici la fin du quinquennat.

Curieusement, le gouvernement s’est opposé à un amendement en ce sens fin janvier à l’Assemblée nationale... Avec cet outil, les internautes pourront quoi qu’il en soit faire part de leurs avis et « signaler des manques ou dysfonctionnements ».

Autre annonce : un « kit de développement rapide de services en ligne » doit être lancé le 1er mars à destination des acteurs publics, ceci dans l’objectif de « rendre accessibles en ligne 500 nouvelles démarches administratives en 2018 ».

Le gouvernement en a profité pour revenir sur différents projets en cours :

  • Les demandes de CMU-C/ACS « seront simplifiées et accessibles en ligne au plus tard le 31 décembre 2018 ».
  • L’aide juridictionnelle sera « accessible en ligne dans une version simplifiée au plus tard le 31 décembre 2018 ». D’après l’exécutif, cette démarche se verra « numérisée de bout en bout, de la demande initiale à l’instruction et l’attribution, pour les justiciables comme pour les auxiliaires de justice ».
  • Les associations culturelles pourront déposer leurs demandes de subventions sur Internet « à compter du 1er janvier 2019 ».
  • Le dépôt des demandes de permis de construire sera « accessible en ligne en novembre 2018 ». Les demandes de permis de construire et les démarches d’urbanisme seront quant à elles progressivement réalisables en ligne, à horizon 2022.
  • Une application permettant de mettre en œuvre le principe « Dites-le-nous une fois » pour les fiches de liaison demandées par l’Éducation nationale sera « progressivement déployée » (sans calendrier précis).
38 commentaires
Avatar de boogieplayer Abonné
Avatar de boogieplayerboogieplayer- 19/02/18 à 17:00:37

C'est conforme avec la GRPD ? :windu::transpi:

Avatar de clacbec Abonné
Avatar de clacbecclacbec- 19/02/18 à 17:03:31

ha genre le cesu ursaff qui était accessible avec le prédécesseur de france connect va y revenir
Pas trop tot

Avatar de Kazer2.0 Abonné
Avatar de Kazer2.0Kazer2.0- 19/02/18 à 17:09:11

Mouai, j'suis peut être vieux jeu, mais je préfère avoir un identifiant compromisible (ce mot existe pas, si ?) PAR site, plutôt qu'avoir un login/pass qui ouvre plus de "trois-cent site".

Avatar de crocodudule INpactien
Avatar de crocodudulecrocodudule- 19/02/18 à 17:14:18

Kazer2.0 a écrit :

Mouai, j'suis peut être vieux jeu, mais je préfère avoir un identifiant compromisible (ce mot existe pas, si ?) PAR site, plutôt qu'avoir un login/pass qui ouvre plus de "trois-cent site".

Commentaire non disruptif et anti-startupnation détecté!

Avatar de hellmut Abonné
Avatar de hellmuthellmut- 19/02/18 à 17:33:44

c'est sûr, mais quand on veut que les français puissent faire des démarches en ligne simplement, complexifier les accès n'est pas la meilleure des idées, et 300 mots de passe pour 300 sites, ça complexifie les choses pour beaucoup de monde.
Evidemment les geeks qui ont un gestionnaire de mots de passe s'en foutent, mais ce n'est encore une fois pas la cible.

Avatar de aureus Abonné
Avatar de aureusaureus- 19/02/18 à 17:36:28

Tu préfère donc avoir 300 mots de passe différents stockés sur 300 bases de données différentes, 300 politiques de mot de passe différentes, des algorithmes de chiffrement différents et des procédures de récupération différentes qui n'impliquent évidemment jamais ton adresse mail. Et t'es en plus capable de les retenir tous dans ta tête sans utiliser une astuce compréhensible par quelqu'un ayant piraté deux de tes mots de passe ? Et chacune des BDD ayant évidemment des infos personnels sur toi.

La fédération permet aussi d'augmenter la sécurité côté infra ou côté utilisateur, la détection de fraude, la double authentification, etc... 

Avatar de aureus Abonné
Avatar de aureusaureus- 19/02/18 à 17:39:15

Un gestionnaire de mot de passe c'est aussi un mot de passe unique qui t'ouvre les portes de 300 sites, ca ne répond aucunement à sa problématique.

Avatar de Kazer2.0 Abonné
Avatar de Kazer2.0Kazer2.0- 19/02/18 à 17:50:22

Si ça répond très facilement à une problématique ton gestionnaire, mais pas celle que tu penses : Les sites.

La différence entre avoir un mot de passe identique partout et un gestionnaire de mot de passe chiffré avec aussi un mot de passe unique pour le déverrouiller est la suivante : ça ne te protège pas si l'attaquant connait le même mot de passe que tu utilises partout ou ton mot de passe de déverrouillage de ta bases. Ça te protège par contre des sites qui enregistre encore le mot de passe en clair. Si le site se fait hack, celui qui utilise le même mot de passe partout est grillé, mais celui qui utilise un Gestionnaire est tranquille vu que c'est pas son master password pour sa base qui est grillé, seulement le passe pour le site.

Donc oui, ça ne répond pas à la problématique du mot de passe "sésame", mais ça répond aux sites qui sont encore à stocker en clair.

Avatar de Jarodd Abonné
Avatar de JaroddJarodd- 19/02/18 à 17:51:14

Ca amène peut-être des économies et de la simplicité de gestion pour l'Etat. Pour le citoyen, je ne vois pas trop l'apport. Quand on voit les mots de passe les plus utilisés, ça fait peur de n'avoir plus que ça...

Avatar de aureus Abonné
Avatar de aureusaureus- 19/02/18 à 17:55:44

C'est aussi une problématique que résout france connect les sites n'ayant aucun au mot de passe et n'ayant pas à le stocker.

Édité par aureus le 19/02/2018 à 17:56
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