Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Emmanuel Macron veut un retour du vote par Internet dès 2020

Ne m'appelez plus jamais France
Droit 3 min
Emmanuel Macron veut un retour du vote par Internet dès 2020
Crédits : Élysée/Dailymotion

Absent des législatives de 2017, le vote électronique pourrait bientôt faire son retour. C’est en tout cas le souhait du chef de l’État, qui a demandé hier à l’administration de travailler à « toutes les améliorations » possibles en vue notamment des élections de 2022 (toujours pour les seuls Français de l'étranger).

« Si nous ne sommes pas en capacité pour les prochaines élections de nous organiser pour avoir un système de vote étanche à toute attaque, ça ne s'appelle plus la France, notre pays ! » Ces propos, tenus lundi 2 octobre par Emmanuel Macron devant l’Assemblée des Français de l’étranger, font écho à la récente suppression du vote par Internet pour les citoyens résidant hors du territoire national.

Si ceux-ci eurent la possibilité de voter à distance lors du scrutin de 2012 (une première), il n’en fut pas de même en 2017. Pour mémoire, les pouvoirs publics ont préféré jeter l’éponge à quelques semaines du premier tour des élections législatives, sur recommandation de l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Guillaume Poupard, le numéro un de l’institution, avait justifié cette position dans nos colonnes : « On ne peut exclure un risque sur la sincérité, mais ce qui est plus probable, en termes de faisabilité, c’est une attaque majeure qui rende le système indisponible, détruise des bases, etc. avec un impact important sur l’image du fonctionnement de la démocratie. » L’intéressé n’excluait pas non plus des cas « de manipulations fines, pourquoi pas la publication de la liste des Français qui ont voté pour tel candidat ».

Le président ne veut « plus aucun débat » lors des législatives de 2022

Alors que le ministère de l’Intérieur a annoncé il y a quelques jours que les conditions de mise en œuvre du vote électronique feraient l’objet d’un « examen approfondi », Emmanuel Macron a clairement donné hier le cap suivi par l’exécutif sur ce dossier : « Je demande à l'administration et au ministre [qu’une] solution parfaitement sécurisée puisse être utilisée lors des prochaines élections consulaires de 2020 et que sur cette base, toutes les améliorations qui seraient indispensables puissent être conduites pour que lors des législatives de 2022, il n'y ait plus aucun débat. »

Le chef de l’État a promis que les pouvoirs publics prendraient « toutes les sécurités » en la matière. « Nous nous en donnerons les moyens parce que c'est un intérêt d'abord démocratique, mais c'est une question aussi de crédibilité et de souveraineté qui est la nôtre. »

Des critiques « abondantes et nourries » contre le vote électronique

Ce chantier s’annonce néanmoins ambitieux, tant le vote électronique fait l’objet de critiques « abondantes et nourries », dixit un rapport sénatorial de 2014. Séduisant par son coût moindre (2,93 euros pour le vote par Internet contre 12,77 euros en moyenne) et son aspect pratique, cette technique était déjà grandement remise en question par les sénateurs Alain Anziani (PS) et Antoine Lefèvre (UMP).

Les deux parlementaires pointaient du doigt l’impossibilité de s’assurer du secret du vote, l’électeur pouvant très bien « voter devant son ordinateur sous le regard et donc sous la pression plus ou moins forte d’un tiers ». Ils évoquaient d’autre part « un risque persistant, non seulement pour la sincérité du suffrage, mais aussi pour son secret », dans la mesure où il est impossible pour un votant de contrôler par lui-même le bon déroulement des opérations électorales.

Alain Anziani et Antoine Lefèvre faisaient enfin valoir que le vote par Internet attirait certes de nombreux électeurs, mais sans pour autant que cela dope « notablement » la participation. En clair, les abstentionnistes ne sont pas massivement retournés aux urnes uniquement parce qu’ils pouvaient désormais voter depuis chez eux.

Un point qui a également été abordé hier par Emmanuel Macron : « Ne soyons pas pour autant naïfs, le vote en ligne ne permettra pas à lui seul, en tout cas pas totalement, d'augmenter la participation à un niveau suffisamment satisfaisant. Et l'expérience de 2012 en atteste. »

Vers l’abandon des machines à voter

Cette position de l’exécutif peut quoi qu’il en soit paraître assez paradoxale dans la mesure où le ministère de l’Intérieur a inscrit dans sa feuille de route l’interdiction des machines à voter, elles aussi critiquées pour les risques qu’elles présentent pour la sincérité des suffrages...

feuille route vote intérieur

192 commentaires
Avatar de Soriatane Abonné
Avatar de SoriataneSoriatane- 03/10/17 à 08:38:02

Ca s'en va et ça revient ...:craint:

Quand es-ce que nos politiques comprendront que le vote électronique est une chimère démocratique ?? Que ce n'est obligatoirement pas moderne pas ce que l'on met un ordinateur dedans ??

Avatar de Cocquecigrues Abonné
Avatar de CocquecigruesCocquecigrues- 03/10/17 à 08:38:45

C'est techniquement impossible. C'est tout.

Avatar de WereWindle INpactien
Avatar de WereWindleWereWindle- 03/10/17 à 08:43:32

Soriatane a écrit :

Que ce n'est pas obligatoirement pas moderne parce que l'on met un ordinateur dedans ??

Attention à l'ordre des mots, tu dis l'opposé de ce que tu sembles vouloir dire :transpi:

Emmanuel Macron a écrit :

« Je demande à l'administration et au ministre [qu’une] solution parfaitement sécurisée puisse être utilisée lors des prochaines élections consulaires de 2020 et que sur cette base, toutes les améliorations qui seraient indispensables puissent être conduites pour que lors des législatives de 2022, il n'y ait plus aucun débat. »

En rapprochant cela de sa sortie avec Theresa May sur la nécessité de pouvoir accéder à n'importe quel contenu chiffré, on retrouve bien l'approche "et en même temps" du type :transpi:

Édité par WereWindle le 03/10/2017 à 08:44
Avatar de kr0hm Abonné
Avatar de kr0hmkr0hm- 03/10/17 à 08:51:24

« Si nous ne sommes pas en capacité pour les prochaines élections de nous organiser pour avoir un système de vote étanche à toute attaque, ça ne s'appelle plus la France, notre pays ! »

Donc du coup pour 2022 on s'appelle comment ? :mdr:

Avatar de ArchangeBlandin Abonné
Avatar de ArchangeBlandinArchangeBlandin- 03/10/17 à 08:52:10

C'est la définition de parfaitement sécurisé qui est en cause ici.
Parfaitement sécurisé : Qui ne peut être accédé que par les personnes ayant la clef ou l'état.

Maintenant, la phrase tient debout ?
En fait non, parce que la backdoor se fera défoncer.

Avatar de ArchangeBlandin Abonné
Avatar de ArchangeBlandinArchangeBlandin- 03/10/17 à 08:52:45

L'empire Gaulois !

Avatar de John Shaft Abonné
Avatar de John ShaftJohn Shaft- 03/10/17 à 08:53:15

Nouvelle Bretagne :breton:

Avatar de hellmut Abonné
Avatar de hellmuthellmut- 03/10/17 à 08:53:48

système de vote étanche à toute attaque

hop, j'ai arrêté là la lecture. :francais:

Édité par hellmut le 03/10/2017 à 08:53
Avatar de Kerghan INpactien
Avatar de KerghanKerghan- 03/10/17 à 09:03:55

La solution pour éviter le piratage est pourtant simple, il existe une méthode pour rendre ce système infaillible : Urne + papier.  :D

Plus sérieusement, sur l'argument de l'abstention en tout cas, c'est beau mais les gens n'iront pas voter pour autant même s'ils peuvent le faire depuis chez eux. Certains ne votent pas pour ne pas se déplacer, peut-être bien, mais je pense que la majorité des abstentionnistes pensent que ça ne changera rien de toute manière, ou qu'ils ne s'estiment pas assez représentés par le paysage politique actuel, etc etc...

On peut trouver un paquet de raisons.

Avatar de Nenyx INpactien
Avatar de NenyxNenyx- 03/10/17 à 09:06:36

D'un certain côté, je peux comprendre l'intérêt de mettre en place une solution de vote à distance pour les expatriés, vu qu'il peut être particulièrement difficile pour eux de pouvoir voter dans un bon vieux bureau de vote. De l'autre, je ne suis pas certain qu'avoir une double classe de citoyens soit une bonne idée, entre ceux qui peuvent voter de façon sécurisée et confidentielle grâce à la bonne vieille urne en plastoc et son isoloir, et de l'autre ceux qui doivent utiliser une méthode électronique piratable et non confidentielle.

Après on pourrait voir les choses autrement ... pourquoi les français de l'étranger devraient ils pouvoir voter tandis que les étrangers en France ne le peuvent pas ...

Dans tous les cas, je lui souhaite bon courage pour 2022, mais bon aussi bien ça ne le concernera plus. Parce que la solution parfaite et sécurisée, il va avoir du mal à la trouver :)

Edit @Kerghan: le problème c'est pour les expat', c'est pour eux que Macron cherche à mettre en place un système de vote électronique (après je dis pas que c'est pas un vieux serpent de mer qui va tenter de percer pour le vote local, mais bon ...)

Édité par Nenyx le 03/10/2017 à 09:08
Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 20
  • Introduction
  • Le président ne veut « plus aucun débat » lors des législatives de 2022
  • Des critiques « abondantes et nourries » contre le vote électronique
  • Vers l’abandon des machines à voter
S'abonner à partir de 3,75 €