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Shopping : à l'Europe, Google répond (encore) qu'il n'y a pas de problème de concurrence

« Tapez plutôt sur Amazon SVP »
Internet 4 min
Shopping : à l'Europe, Google répond (encore) qu'il n'y a pas de problème de concurrence
Crédits : Eva Katalin Kondoros/iStock

Google affirme à la Commission européenne qu'il n'a pas de pouvoir de vie ou de mort sur les comparateurs de prix, qui seraient simplement délaissés par les internautes. En fait, l'entreprise pointe l'importance d'Amazon dans la recherche et la décision d'achat, niant toute position dominante au passage.

« Améliorer la qualité n'est pas anti-concurrentiel, partie II. » C'est le titre de la seconde réponse de Google à la Commission européenne, qui accuse la société d'avoir causé le déclin de comparateurs de prix en Europe, au profit de son service Shopping. Comme l'an dernier, le groupe américain répond qu'il n'y a pas de souci de concurrence, quand bien même l'institution européenne lui a envoyé de nouveaux griefs en juillet dernier.

En fait, la Commission reproche à Google de mettre en avant son service de comparaison de prix dans ses résultats de recherche, au détriment des autres. L'institution bruxelloise estime que cette mise en avant systématique a marginalisé les concurrents, avec une incidence directe sur leur trafic, donc leurs revenus. De même, elle craint que les internautes n'aient simplement plus accès aux meilleures offres. Un point de vue largement défendu par les acteurs derrière l'Open Internet Project, qui contribuent beaucoup au dossier.

Google se dit marginal dans la recherche de produits

Après un délai supplémentaire de trois semaines accordé par la Commission, la réponse de Google à ses accusations est nette : il n'est pas le principal acteur de la recherche et de la comparaison de prix en ligne. Cette place reviendrait à Amazon, largement cité par le moteur de recherche dans son billet de blog. Le groupe américain estime la Commission européenne déconnectée des réalités de la vente en ligne.

Même s'il répond à 90 % des recherches en Europe, il n'aurait qu'une importance toute relative dans l'e-commerce, selon ses propres dires. Par exemple, Google affirme qu'en Allemagne, un tiers des recherches de produits commencent sur Amazon, contre moins de 15 % sur son moteur et 6,7 % sur un comparateur de prix. La transition vers l'Internet mobile, et les applications des cybermarchands, contribueraient à ce mouvement de marginalisation des intermédiaires.

Graphique Google Shopping réponse Commission

Pour Google, les internautes préfèrent ses publicités

« La preuve est évidente : les utilisateurs peuvent et cliquent où ils le souhaitent, tout comme ils naviguent sur les sites de leurs choix. Tous ces services -- les moteurs de recherche, les sites de comparaison de prix, les plateformes marchandes, et les marchands -- se font concurrence en matière d’achat en ligne » appuie l'entreprise, visiblement sûre de son fait.

Google centre tout son argumentaire sur l'importance d'Amazon dans les recherches et les comparaisons de fonctions. La régie publicitaire pointe aussi l'émergence d'acteurs comme Facebook, qui offrent de nouveaux canaux pour accéder au consommateur. Qu'il mette en avant son service de comparaison de prix n'aurait donc qu'un effet limité sur la concurrence.

« Il n’existe tout simplement pas de corrélation significative entre l’évolution de nos services de recherche et la performance des sites de comparaison de prix » martèle la société. D'ailleurs, à la demande de la Commission européenne d'afficher les publicités de comparateurs concurrents sur ses pages de recherche, Google répond que les internautes préfèrent ses propres réclames.

Elles n'auraient d'ailleurs pas d'effet prouvé sur le trafic des sites, quand bien même ceux-ci descendent dans l'affichage des pages de résultats. Une affirmation classique de sa part, qui ne suffira peut-être pas à convaincre Bruxelles. Elle estime par ailleurs que les plaintes de quelques acteurs (dont l'OIP) sur des chutes de trafic ne sont pas représentatives du marché.

La réponse aux griefs sur Android dans la semaine

« En somme, nous ne pouvons être d’accord avec ce dossier qui manque de preuves et limiterait notre capacité à améliorer nos produits, simplement pour satisfaire l’intérêt d’un petit nombre de sites » conclut le groupe. Bien entendu, il dit continuer à discuter avec la Commission. Celle-ci devrait d'ailleurs difficilement se contenter d'une telle fin de non-recevoir à ses griefs, s'étant approchée d'une décision de sanction en mai, avant de compléter son dossier avec de nouvelles preuves de mauvaises pratiques en juillet.

Sur le fond, Google maintient sa ligne. L'entreprise affirme simplement que le schéma de recherche « Google, puis comparateur de prix, puis cybermarchand » n'est plus pertinent, donc que les craintes de la Commission sur la concurrence sont caduques. En fait, Google serait simplement l'un des nombreux sites qui « font face à Amazon, de loin le plus grand acteur sur ce secteur ». 

C'est aussi aujourd'hui que la société américaine a répondu aux griefs de la Commission sur AdSense for Search, s'étendant bien moins sur le sujet. Elle dit avoir répondu à l'institution, sans plus de détails. Pour mémoire, le groupe est accusé d'empêcher des sites d'afficher les publicités de régies concurrentes sur des pages de recherche comprenant déjà les siennes. D'ici le 11 novembre, le groupe doit également répondre aux accusations d'abus de position dominante via ses services sur Android, auxquels sont liées de nombreuses obligations pour les constructeurs.

27 commentaires
Avatar de CreaYouz INpactien
Avatar de CreaYouzCreaYouz- 03/11/16 à 17:07:58

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C'est peut être marginal de nos jours, mais il y a quelques années ils ont baisés tout les autres, et bien profond... Il serait juste qu'il le paye leurs actions qui a couté beaucoup à beaucoup de sites...

Avatar de anonyme_b1310e1abfee987ce8fd2e6875b2e776 INpactien

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à l'Europe
à l'UE. Ce n'est pas parce que ces usurpateurs ont décidé de s'appeler "commission européenne" qu'ils représentent l'Europe. L'UE et ses états membres (et encore) peut-etre, mais rien de plus.

Google démontre encore qu'ils sont au dessus des lois. Qui sont-ils pour affirmer
simplement pour satisfaire l’intérêt d’un petit nombre de sites ? Et quand bien meme ce serait le cas, cela veut-il dire que Google s'octroie le droit de cracher sur certains sites sous prétexte qu'ils sont peu nombreux ? Ou que leur propriétaire n'est pas assez riche pour leur tenir tete. Parce que soyons réalistes, c'est bien de cela dont il s'agit.

Édité par RRMX le 03/11/2016 à 17:50
Avatar de Z-os Abonné
Avatar de Z-osZ-os- 03/11/16 à 18:17:10

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Je n'ai jamais utilisé ces comparateurs de prix. Suis-je normal ?

Avatar de anonyme_b1310e1abfee987ce8fd2e6875b2e776 INpactien

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Ah ben ça va alors, si Z-os de NXI n'utilise pas ces comparateurs, Google peut faire ce qu'il veut. On devrait s'empresser de le faire savoir à la CUE.

Avatar de wagaf Abonné
Avatar de wagafwagaf- 03/11/16 à 18:34:08

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"Qui sont-ils pour affirmer "
Ils défendent leur position, ce qu'on leur demande de faire, tout simplement. En tant qu'acteur du marché mis en cause ils sont en position pour donner leur avis sur le marché et sur les reproches qui leur sont adressées (avis forcément partial, évidemment).

"Et quand bien même ce serait le cas, cela veut-il dire que Google
s'octroie le droit de cracher sur certains sites sous prétexte qu'ils
sont peu nombreux ?"
Leur argument est qu'une action de régulation ne permettrait pas d'éviter des abus de monopole (le rôle du régulateur) mais ne ferait qu'avantager, sans raison d'après Google, un petit nombre de concurrents.
Ce qui sous entend poliment que le régulateur serait "utilisé" par les concurrents de Google pour fausser la libre concurrence, argument assez classique pour ce type de plainte.

Avatar de Z-os Abonné
Avatar de Z-osZ-os- 03/11/16 à 18:34:15

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Tout à fait

Avatar de jinge INpactien
Avatar de jingejinge- 03/11/16 à 18:46:34

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CreaYouz a écrit :

C'est peut être marginal de nos jours, mais il y a quelques années ils ont baisés tout les autres, et bien profond... Il serait juste qu'il le paye leurs actions qui a couté beaucoup à beaucoup de sites...

+1000

Avatar de Kim Jong-Un INpactien
Avatar de Kim Jong-UnKim Jong-Un- 03/11/16 à 19:03:35

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Cette saleté de google devrait pendre une grosse amende de 100 milliard d'euro. Mais comme il y a que des vendues et des corrompues, il n'y aura donc pas d'amende.

Avatar de choukky Abonné
Avatar de choukkychoukky- 03/11/16 à 19:08:55

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Z-os a écrit :

Je n'ai jamais utilisé ces comparateurs de prix. Suis-je normal ?

J'espère que oui car je suis dans le même cas.

Avatar de anonyme_f6b62d162990fde261db0e0ba2db118e Abonné

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En même temps, si Google est investi d'une mission de service public, qu'on nationalise et puis basta.

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