Microsoft : 83 millions d'euros pour la French Tech et l'Éducation nationale

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Marc Rees

Aujourd’hui à 15h, François Hollande s’entretiendra avec Satya Nedella avant une conférence à la Sorbonne. À l’occasion de ces échanges, le Président directeur général de Microsoft devrait faire un chèque de 83 millions d’euros, dont 70 pour la French Tech et 13 pour l’Éducation nationale.

Le numéro un de Microsoft tiendra cet après-midi une conférence à la Sorbonne sur les nouveaux métiers du numérique. « Aiguilleur de drones, architecte du numérique, gestionnaire de données inutilisées… : ces métiers relèveront-ils encore de la science-fiction en 2030 ? » expose le programme des festivités. L’intervention de Satya Nadella traitera spécialement de « sa vision des changements de culture à impulser et des nouvelles compétences cloud et data à développer pour saisir les opportunités du numérique ». Elle sera épaulée par celle d’Airbnb, de l’ENSAE et des chercheurs d’Inria-Microsoft Research, de Facebook et de Criteo annonce le site officiel.

70 millions d'euros pour la French Tech

Surtout, le même personnage rencontrera également François Hollande à l’Élysée, comme l’indique l’agenda présidentiel. Selon Le Monde ou encore Les Echos, Microsoft s’apprête à dévoiler un programme de soutien de 83 millions d’euros.

Dans le détail, 70 millions alimenteront trois cents entreprises sur trois ans au titre des crédits à l’innovation. Microsoft fournira à ces acteurs de la French Tech des prestations des clouds et des outils de big data, indiquent nos confrères. Cet accord entre un éditeur américain et la France n’est pas une nouveauté. En février dernier par exemple, John Chambers, numéro un de CISCO, promettait d’investir 100 millions de dollars dans plusieurs start-ups françaises suite à un accord avec Manuel Valls. Un rapprochement qui avait fait grincer quelques dents à l’Assemblée nationale sur le crédo de la souveraineté numérique.

13 millions d'euros pour l’Éducation nationale

Le solde des 13 millions aidera à déployer le numérique à l’école dans le cadre d’un partenariat avec l’Éducation nationale. Les liens intimes entre cette administration et Microsoft sont cette fois très anciens.

Ainsi en décembre 2003, le ministre Luc Ferry annonçait la signature d’un accord-cadre avec l’éditeur de Windows, avec « pour objectif de rendre plus homogènes et d'actualiser les systèmes d'exploitation du parc de PC des écoles, collèges et lycées, en favorisant l'accès à la dernière version de la suite bureautique Microsoft Office. Il devrait, tout particulièrement, permettre un développement plus rapide des NTIC et de leurs usages, notamment dans les ZEP ». Le même accord facilitait également la propagation des licences made in Redmond dans l'Éducation. « Étant rappelé que les établissements et les collectivités territoriales sont totalement libres de leurs choix, ce contrat permettra à ceux qui le souhaitent d'utiliser ces logiciels dans des conditions plus favorables permettant des économies financières et de services ».

On ne sait encore ce que Microsoft a promis au monde de l’Éducation, ni particulièrement s’il existe une liaison avec la promesse de faire bénéficier les élèves de cinquième d’une tablette ou d’un ordinateur portable dès la rentrée 2016, une des mesures du plan numérique de François Hollande, fort d’un milliard d’euros.

Avec le temps, l’éditeur de Windows, qui a son siège européen en Irlande, stratégie fiscale oblige, a noué des relations privilégiées avec plusieurs acheteurs publics, tels les hôpitaux (pour 120 millions d’euros), les ministères sociaux (11,8 millions d’euros) sans compter les dizaines de millions d’euros avec la Défense.


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