L'Alpa réclame à Google l'effacement de dizaines de milliers de liens vers des contenus « pirates »

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Crédits : jurgenfr/iStock/Thinkstock
Justice
Marc Rees

L’ALPA, association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, adresse régulièrement des demandes de déréférencement à Google. Cet organisme de défense a considérablement étendu le volume de ses dernières requêtes, qui se chiffre désormais en dizaines de milliers d'URL. 

Pour lutter contre le « piratage » des films et séries, plusieurs leviers existent. Autant d’armes utilisées de manière concomitante par l’industrie culturelle. Il y a bien entendu les actions judiciaires aux fins de blocage des sites de streaming et de direct download. Il y a aussi les actions intentées contre les internautes.

Il y a encore le passage par la Hadopi, laquelle s’attaque, non à la personne soupçonnée de contrefaçon, mais à l’abonné accusé de mal sécuriser sa connexion Internet. Dernier axe : l’effacement des liens dans les moteurs de recherche et tout particulièrement sur le plus important d’entre eux, Google.  

Ces demandes dites DMCA permettent de gommer les traces de ces contenus, donnant l’impression à l’internaute que les sites n’existent pas. Pour les services en ligne, c’est aussi du trafic en moins, et donc des rémunérations en berne, du moins pour ceux financés par la publicité. 

Selon nos constatations, l’ALPA a adressé ces derniers jours une salve de fichiers contenant des dizaines de milliers de lignes d’URL. Rien que le 12 janvier par exemple, elle a effectué dix demandes intégrant chacune un listing de plus de 14 000 lignes d’adresses différentes menant vers des œuvres audiovisuelles.

Le trusted copyright removing program 

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