5G (26 GHz) et risques pour les prévisions météorologiques : l'ANFR siffle la fin de la récréation

La Bretagne s'en contrefiche 30
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Crédits : aapsky/iStock
Téléphonie
Sébastien Gavois

« La 5G va-t-elle réellement affecter les prévisions météorologiques ? » se demande l'ANFR. Un article de la célèbre revue scientifique Nature, largement repris dans la presse internationale, laisse penser que oui. Dans les faits, c'est plus compliqué (comme souvent) et il s'agit surtout d'une attaque visant la FCC. Explications. 

C'est un article intitulé « Les réseaux sans fil 5G menacent les prévisions météorologiques », mis en ligne le 26 avril 2019 par Nature, qui a mis le feu aux poudres. Dès le sous-titre le soufflet retombe un peu avec un passage au conditionnel : « la prochaine génération de technologie mobile pourrait interférer avec les observations cruciales de la Terre par satellite ».

Surprise et stupéfaction face à un risque qui n'avait pas été identifié auparavant ? Que nenni, nous en parlions déjà en août de l'année dernière lors de l'analyse des retours d'une concertation publique de l'Arcep sur « les perspectives de la 5G dans la bande des 26 GHz ».

En plus des satellites, l'armée et les faisceaux hertziens se partagent déjà une bonne partie des 24,25 à 27,5 GHz (communément appelée bande des 26 GHz)... et encore sans tenir compte de la 5G qui arrive. 

Une décision des États-Unis qui dépasse ses frontières

Cette problématique est en fait remontée à la surface après la mise aux enchères aux États-Unis des blocs de fréquences dans cette bande des 26 GHz. Ils ont rapporté près deux milliards de dollars selon Nature, mais les licences n'intègrent pas de protection suffisantes pour assurer une bonne cohabitation entre la 5G et les satellites météorologiques qui utilisent les mêmes fréquences.

L'Agence nationale des fréquences a décidé de revenir sur le sujet et confirme le point de vue de Nature : « des décisions de mise aux enchères de la partie basse de la bande 26 GHz (proche de la bande passive) ont été prises sans que l’administration américaine n’étudie le brouillage des satellites d’observation de la Terre ».

En « météorologie, il n’y a qu’une atmosphère »

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