Le Sénat impose davantage de numérique au programme des écoles professorales

Les tablettes de la loi 7
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Crédits : monkeybusinessimages/iStock
Loi
Xavier Berne

Alors que la formation des enseignants en matière de numérique est souvent pointée du doigt, le Sénat vient d’adopter un amendement inscrivant notamment « la maîtrise des outils et ressources numériques » au programme des écoles professorales.

« Il est grand temps aujourd’hui de nous attaquer à la racine du problème », a lancé la présidente de la commission de la culture du Sénat, Catherine Morin-Desailly : « la formation des formateurs ». Au fil d’un épais rapport présenté l’année dernière, l’élue centriste dénonçait déjà le peu d’heures consacrées à la maîtrise des outils numériques en écoles supérieures du professorat et de l’éducation (« ÉSPÉ », ex-« IUFM »).

Ces établissements chargés de former les professeurs des écoles, de collège et de lycée ne consacrent que 20 heures à cette thématique en master 1 (sur 300 à 500 heures au total), et 15 heures en master 2 (sur 250 à 300 heures). La sénatrice déplorait en outre le caractère « trop théorique » de cette formation, « alors qu'elle devrait reposer sur un apprentissage par projet afin d'amener les futurs enseignants à développer des compétences utilisables dans la pratique de leur futur métier ».

Catherine Morin-Desailly a ainsi profité de l’examen du projet de loi « pour une école de la confiance » pour déposer un amendement visant à revoir le programme de formation en ÉSPÉ, « afin que la littératie numérique devienne un axe structurant de la formation ».

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