La transparence des « algorithmes locaux » de Parcoursup en débat devant le Conseil d’État

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Crédits : iStock/matejmo
Justice
Xavier Berne

Les algorithmes dits locaux utilisés par certaines universités afin de pré-classer des candidats sont-ils communicables à tout citoyen qui les réclame ? Cette question, lourde de conséquences pour des milliers d’étudiants, est débattue aujourd’hui devant le Conseil d’État. Le rapporteur public invite la haute juridiction à répondre par la négative.

Ironie du sort : cette demande de transparence sur le cœur de la machine Parcoursup est examinée alors que de premiers « bugs » ont été dénoncés la semaine dernière, certains candidats ayant reçu des messages erronés d’admission.

Mais pour bien comprendre, retour sur le fonctionnement de Parcoursup.

Avec le successeur d’Admission Post-Bac, la procédure de sélection des étudiants s’effectue en deux phases. Les futurs bacheliers doivent tout d’abord exprimer leurs vœux de poursuite d’études (licence de droit, BTS tourisme, etc.) sur une plateforme nationale. Les établissements sont ensuite appelés à examiner le dossier de chaque candidat, après avoir présenté les « attendus » et « critères généraux » requis pour intégrer la formation en question.

Pour faciliter le tri des dossiers, les universités et écoles peuvent recourir à un « outil d’aide à la décision », parfois qualifié d’algorithme local. « Cet outil d'aide n'est qu'une feuille de calcul préremplie a minima par la liste des candidats et certaines de leurs caractéristiques (boursier, réorientation, baccalauréat international, etc.) », expliquait le comité éthique et scientifique de Parcoursup, dans un rapport rendu public en début d’année (PDF).

Un tableau Excel paramétré différemment en fonction des formations

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