Rythm dévoile son nouveau bandeau connecté Dreem pour améliorer votre sommeil

Il ressemble à une grenouille non ? 37
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Nouvelle Techno
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le mardi 20 juin 2017 à 09:41
Sébastien Gavois

Le nouveau bandeau connecté Dreem est en précommande, pour 399 euros. Il propose toujours la même promesse : améliorer la qualité de votre sommeil, qui peut parfois être chaotique pour certains. Pour arriver à ses fins, la start-up Rythm s'est entourée d'un « Medical Board » avec des scientifiques de renom.

Après l'annonce de la plateforme open source Morpheo (pour les professionnels) qui veut mélanger intelligence artificielle et diagnostique automatique (lire notre analyse), la start-up Rythm présente un nouveau produit, orienté vers le grand public cette fois-ci.

Pour rappel, celle-ci s'est fixé un objectif ambitieux : « décrypter le cerveau humain grâce à une technologie non invasive et apporter une solution grand public révolutionnaire sur le marché, dans le but de mieux comprendre et d’améliorer la qualité du sommeil de ses utilisateurs ». Rien de moins.

Le nouveau bandeau Dreem livré à l'automne

L'an dernier, elle avait lancé un bandeau connecté, alors en version bêta pour 500 personnes triées sur le volet. Celui-ci exploite une découverte scientifique : « des stimulations sonores à certains moments de la nuit avait comme impact de stimuler le sommeil profond des personnes » nous indiquait alors Hugo Mercier, PDG et co-fondateur de Rythm. 

Il nous avait également expliqué qu'un nouveau bandeau était en préparation, toujours pour le grand public. Il est désormais en précommande pour 399 euros, avec une livraison prévue pour cet automne. Il s'agit d'une offre de prélancement, avec un tarif qui passera à 499 euros dès la mi-juillet, soit 25 % d'augmentation tout de même.

De quoi assurer un lancement dans les « mêmes eaux » tarifaires que le précédent bandeau (qui était vendu 349 euros) comme cela nous avait été promis par le PDG de la société... avant d'augmenter le tarif. À ce moment-là, le nouveau casque sera tout de même vendu 42 % plus cher que l'ancien modèle.

EEG, accéléromètre, Wi-Fi, Bluetooth et batterie de 1 200 mAh

Comme son petit frère, le nouveau bandeau Dreem veut surveiller et améliorer la qualité de votre sommeil. Il dispose pour cela de plusieurs capteurs développés en interne : six électrodes permettant de mesurer votre électroencéphalogramme (EEG), un accéléromètre et un oxymètre de pouls.

Le tout est alimenté par une batterie de 1 200 mAh, pour une autonomie promise de 12 heures, obligeant à le recharger chaque jour (elle se remplit en 2h30 selon le constructeur). si cela est suffisant pour une nuit (même avec une grasse matinée derrière), une autonomie plus longue aurait certainement été un plus, notamment lors d'un déplacement par exemple.

Dans tous les cas, la connexion avec un smartphone Android ou iOS se fait via Bluetooth LE 4.0 ou Wi-Fi 802.11n (double bande 2,4 et 5 GHz).

Une utilisation non invasive, sans Bluetooth ou Wi-Fi pendant la nuit

Le bandeau analyse ainsi votre activité cérébrale, votre rythme cardiaque ainsi que votre respiration. « Toutes ces données sont traitées en temps réel par nos algorithmes, renforçant ainsi la précision et la fiabilité de l’analyse » déclare la start-up.

Le tout est réalisé directement par le casque, qui déclenche des sons à certains moments de la nuit afin d'améliorer votre sommeil profond de 32% et de réduire votre temps d'endormissement de 30 % en moyenne. Le bandeau se charge également de vous réveiller au bon moment, en fonction des phases de votre sommeil.

De bien belles promesses qu'il faudra vérifier dans la pratique, comme toujours en pareille situation. Dans tous les cas, il ne s'agit que d'une moyenne et tout le monde n'a pas la même sensibilité à ce genre de technologie, il est donc difficile, voire impossible, d'en tirer une conclusion générale.

Afin d'être discret, le bandeau utilise l'ostéophonie, ou conduction osseuse, pour diffuser les sons. Vous pouvez donc dormir avec le bandeau sans gêner la personne qui se trouve à côté de vous le cas échéant. De plus, le fabricant affirme qu'il est non-invasif et qu'il « n’émet pour cela aucune onde Bluetooth ou Wi-Fi » pendant la nuit, ce qui pourrait en rassurer certains.

Là encore, nous sommes obligés de croire le fabricant sur parole, en attendant une disponibilité réelle des produits, ce qui permettra de confirmer ou non ses dires. Nous avons tenté de contacter la société afin d'avoir de plus amples précisions, sans réponse pour le moment.

Dreem

Un bilan personnalisé, des données qui remontent sur les serveurs de Rythm

Dreem vous propose également un compte rendu de vos nuits, comportant les éléments suivants : « score de sommeil intelligent, hypnogramme détaillé, cartes thématiques, profil et tendances de sommeil... ». Les données de vos nuits sont aussi remontées sur les serveurs de Rythm. La société affirme par contre qu'elle ne travaille que « sur des données anonymisées, impossibles à relier à une quelconque personne physique », sans plus de précisions pour le moment.

Ces informations servent par exemple de base pour la plateforme Morpheo, en cours de développement. Les informations peuvent servir à entrainer des intelligences artificielles afin de « potentiellement toucher la médecine prédictive » nous affirmait Hugo Mercier.

Il ne s'agit pour le moment que des promesses théoriques de Morpheo qui est en train de se construire. Les utilisateurs du nouveau bandeau Dreem ne pourront pas profiter d'un éventuel diagnostic automatique via cette plateforme pour le moment.

Une équipe scientifique renforcée, avec des personnalités de renom

Pour mener à bien ses projets, Rythm a récemment annoncé la création d'un « Medical Board » regroupant des scientifiques ainsi que des chercheurs de renom dans leurs domaines de compétence.

Il est en effet question de Cédric Villani (mathématicien, lauréat de la médaille Fields en 2010 et directeur de l’Institut Henri Poincaré) qui vient tout juste d'être élu député LREM dans la 5e circonscription de l'Essonne, d'Emmanuel Mignot (directeur du Centre du sommeil de Stanford), de David Eagleman (professeur de neurosciences à l’Université de Stanford) et enfin de Christof Koch (président et directeur scientifique de l’Institut Allen pour les Sciences du Cerveau).

Ils seront là pour valider tous les travaux importants que la start-up a menés depuis 2014. S'ils se penchent évidemment sur les systèmes de diagnostics et de traitement des données de Morpheo, ils ont également participé au développement du nouveau bandeau Dreem qui vient d'être annoncé affirme Rythm dans son communiqué.

Ils viennent donc rejoindre les conseillers et investisseurs déjà en place : Laurent Alexandre (Doctissimo, DNAVision), Xavier Niel (Iliad), Éric Setton (CEO de Tango) et Stéphane Charpier (professeur de neurosciences à l'Université Pierre et Marie Curie-Paris 6).

Il faudra maintenant attendre les premiers retours indépendants afin de voir ce que propose réellement Dreem sur un large panel de clients. Les premiers acheteurs pourront donc profiter d'un tarif avantageux, mais avec peu de recul sur les performances du produit. Pour les autres, le tarif augmentera de manière importante, plaçant le casque juste sous les 500 euros. Dans tous les cas, Rythm permet de procéder à un retour du produit.


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