Zones blanches : les opérateurs mobiles tiennent leurs délais, contrairement à l'État

Les points hauts en berne 22
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Crédits : Dario Lo Presti/iStock
Téléphonie
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le vendredi 19 mai 2017 à 14:00
Guénaël Pépin

La couverture 3G des zones blanches avance, à 82 % des centres-bourgs. La 2G y stagne entre janvier et mars, aucun nouveau pylône public n'ayant été installé en zone blanche, ce qui ne semble pas alarmer l'Arcep. Cette dernière confirme tout de même que 40 % de la population en zones rurales dispose de la 4G en 800 MHz.

Chaque trimestre, l'Arcep publie son observatoire des déploiements mobiles en zones peu denses. Il s'agit du principal moyen de suivre l'avancée des opérateurs dans les zones rurales, après les engagements pris début 2015 avec Bercy. La couverture 2G est officiellement en retard sur les 300 centres-bourgs en zones blanches qui devraient être couverts depuis janvier.

Dans le cadre des programmes publics-privés, initiés en 2003, les groupes télécom se sont engagés à couvrir l'ensemble des derniers centres-bourgs sans téléphonie mobile. La solution trouvée est de faire poser des pylônes par l'Etat (pour un coût de départ de 80 millions d'euros) dans ces zones, sur lequel un opérateur déploiera une antenne servant à l'ensemble de ses homologues. Alors que tous les pylônes devaient être posés en janvier, 296 manquent encore à l'appel.

En novembre, Bercy reconnaissait son retard, le justifiant pour des difficultés concrètes d'installation des points hauts. Certains terrains seraient ainsi difficiles à obtenir. Notons d'ailleurs qu'un arrêté récent a allongé la liste de 268 communes « en zones blanches » identifiées en 2015 et 2016, la passant à 351. Autant de nouveaux problèmes potentiels.

Si l'Arcep a déjà appelé les opérateurs et l'État à accélérer leurs déploiements dans ces zones, le message ne semble donc avoir été entendu que par les premiers. Les antennes se déploient, les pylônes publics dus restent dans leurs cartons.

L'Arcep salue l'avancée en zones blanches, alors que la 2G stagne

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