Vivaldi 1.8 revoit sa gestion de l'historique et propose une foule d'informations

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Navigateurs
Vincent Hermann

Vivaldi vient de mettre à disposition la version 1.8 de son navigateur. Outre une série d’améliorations diverses, il est le tout premier à réviser largement l’historique pour intégrer des informations précises sur ce qui a été fait, loin de la simple liste classique.

Vivaldi se fait doucement une réputation de navigateur destiné aux utilisateurs « avancés », ceux que le PDG de l’entreprise lui-même, Jon von Tetzchner, nomme power users. Depuis sa première version finale, il enchaine les ajouts de fonctionnalités précises et pour certaines héritées de l’ancien Opera, une bonne partie de l’équipe actuelle de Vivaldi provenant du Norvégien. Opera qui, pour rappel, avait fait table rase avec sa version 15, rebâtie autour du moteur Blink de Google.

Une gestion très précise de l'historique, avec statistiques de navigation

Vivaldi se sert également de Blink, mais l’orientation est très différente. La version 1.8 vient le prouver à nouveau avec un historique très largement remanié. La société prend le contrepied des questions actuelles sur la vie privée en proposant une foule d’informations à l’utilisateur.

vivaldi 

Comme on peut le voir sur la capture, les informations données sont si nombreuses qu’on pourrait même ne pas savoir par où commencer. On garde au centre la liste classique de l’historique, mais Vivaldi affiche autour des informations visuelles sous formes de courbes et autres diagrammes, afin d’indiquer plus précisément ce qui est fait, quand, les tendances générales et ainsi de suite.

La recherche vient s'appuyer sur les nouvelles informations

Ces informations ne sont pas seulement destinées à présenter une vue d’ensemble. La recherche devient contextuelle et permet de profiter de ces précisions. Par exemple, un utilisateur peut retrouver une adresse en se souvenant uniquement du créneau horaire où il s’y est rendu. Tous les résultats de recherche peuvent être filtrés selon plusieurs critères, comme la date, le titre, l’adresse ou même le nombre de pages visitées.

L’absence de synchronisation de Vivaldi est présentée de fait comme une force. Le navigateur fonctionnant sans compte, ses informations de navigation ne sont pas stockées sur un serveur. L’éditeur indique donc que ces statistiques détaillées d’historique ne sont présentes que localement sur l’ordinateur et qu’elles restent en conséquence privées.

Précisons que l’historique en profite pour intégrer le panneau latéral, à gauche de la fenêtre. On rappellera d’ailleurs que cette zone est l’une des principales forces de Vivaldi, puisque l’on peut y placer divers éléments, comme un deuxième site pour une navigation côte à côte.

Ajout de notes, gestion du son, Speed Dial et le reste 

La nouvelle version 1.8 apporte d’autres améliorations, le plus souvent sur des fonctionnalités existantes. La prise de notes s’enrichit par exemple du glisser/déposer d’une sélection de texte depuis une page. On peut obtenir le même résultat en faisant un clic droit sur la sélection puis « Copier dans une note ».

Le navigateur ajoute également de nouvelles possibilités pour la gestion du son, dont la concurrence ferait sans doute bien de s’inspirer. L’utilisateur peut ainsi autoriser ou empêcher d’un coup tous les onglets à émettre du son. Il pourra également intimer l’ordre au navigateur de ne laisser que l’onglet actif en émettre. Plus intéressant mais sans doute plus particulier, il peut même laisser l’ensemble des onglets faire ce qu’ils veulent, jusqu’à ce que l’onglet actif émette lui-même un son, imposant alors le silence à tous les autres.

Les autres améliorations sont du même acabit, souvent tournées vers l’aspect power user du navigateur. Il est ainsi possible de bloquer complètement les mises à jour du navigateur. Ce n’est évidemment pas un choix recommandé, mais l’important est que l’utilisateur décide par lui-même. Il pourra également forcer l’ouverture d’un lien dans l’onglet en cours via un clic droit ou encore utiliser le Speed Dial comme page d’accueil, une fonction qui manquait effectivement jusque-là.

On trouve enfin des apports plus généraux, comme l’utilisation de la dernière révision stable de Chromium, une mise en avant plus visible des éléments recherchés dans la liste de la barre d’adresses, l’affichage grisé des onglets en hibernation ou encore la recherche d’images via le menu contextuel.


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