Espace : l'ESA adopte « une politique de libre accès à ses contenus »

CC BY-SA 3.0 IGO au rapport 25
En bref
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Crédits : ESA/NASA
Nouvelle Techno
Sébastien Gavois

Des images et vidéos de l'agence spatiale européenne sont désormais sous licence Creative Commons CC BY-SA 3.0 IGO. Attention, cela ne concerne pas forcément tous les contenus.

Sous le feu des projecteurs grâce à l'astronaute français Thomas Pesquet qui se trouve dans la Station Spatiale Internationale depuis près de trois mois, l'agence spatiale européenne (ESA) vient d'annoncer un important changement de cap. Elle indique en effet avoir « adopté une politique de libre accès à ses contenus, qui s'applique à ses images fixes, ses vidéos et certaines de ses données ».

CC BY-SA 3.0 IGO pour les images et vidéos...

C'est la licence CC BY-SA 3.0 IGO qui a été retenue, ce qui signifie qu'il est possible de partager et adapter les contenus « pour toute utilisation, y compris commerciale » à condition de préciser les crédits et de les partager dans les mêmes conditions. La mention « IGO » est dédiée aux organisations intergouvernementales et autorise par exemple « la publication des images dans l'encyclopédie Wikipedia et sa médiathèque Wikimedia Commons » ajoute l'ESA.  Un point qui avait d'ailleurs été l'occasion d'échanges animés.

Cette annonce arrive après deux ans d'expérimentation du CC BY-SA 3.0 IGO. En effet, certaines images de la mission Rosetta ou encore de la planète Mars étaient déjà disponibles sous cette licence précise l'agence européenne. Dans tous les cas, cela reste une bonne nouvelle qui réjouit certains :

... mais pas toutes

Attention, cela ne signifie pas que tous les contenus sont concernés. En effet, certains sont issus d'un partenariat avec des scientifiques ou des industriels, qui essayent généralement d'en tirer parti pour des publications scientifiques par exemple. Dans tous les cas, priorité est donnée « au matériel dont elle détient la propriété exclusive, et aux contenus pour lesquels la question des droits de tiers a déjà été réglée ». 

Pour Jan Woerner, directeur général de l'ESA, cela s'inscrit, parfaitement dans le cadre de l'espace 4.0 qui veut réunir compagnies privées, universités, monde de l'industrie, citoyens, etc. autour d'un « espace uni européen ». Pour Marco Trovatello qui chapeaute ce projet, « l'accès libre et gratuit aux connaissances, informations et données est un élément fondamental » entre l'ESA et les utilisateurs.

L'ESA rejoint ainsi d'autres organisations spatiales comme la NASA et SpaceX qui proposent certains de leurs contenus sous licence Creative Commons. Il faudra maintenant voir ce qu'il en sera des nombreuses photos de Thomas Pesquet qui ne sont pas (encore ?) « libres ».


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