La Gendarmerie se dote de 19 nouveaux « micro-drones tactiques »

La tactique du gendarme passe par le drone 98
En bref
image dediée
Crédits : Novadem
Justice
Par
le vendredi 25 novembre 2016 à 12:00
Xavier Berne

Séduite de longue date par les drones, la Gendarmerie nationale vient d’acquérir de nouveaux multi-rotors ayant vocation à être progressivement répartis sur l’ensemble du territoire à compter de l’année prochaine. Ces appareils devraient remplir de nombreuses missions, notamment d’observation et de soutien lors d’opérations sensibles.

L’appel d’offres lancé en avril dernier par les militaires s’est donc révélé fructueux. Pour près de 330 000 euros (hors taxes, et sur trois ans), la société Novadem va fournir 19 « micro-drones tactiques » à la Gendarmerie nationale, ainsi que l’accompagnement nécessaire : pièces détachées, modules de formation des télépilotes...

« Ces drones seront déployés, dès début 2017, sur l’ensemble du territoire métropolitain ainsi qu’en Outre-mer et viendront doter les unités de gendarmerie de moyens de reconnaissance et de recherche performants en appui des équipements conventionnels », se félicite l’entreprise française dans un communiqué.

Les drones retenus, des NX70, pèsent moins de 1 kg selon leur constructeur. Ils possèdent « deux caméras ultra HD ». Une caméra thermique pourra d'ailleurs être ajoutée. Niveau sécurité, ils disposent d'un parachute, tandis que leurs communications sont chiffrées. Ils seraient surtout capables de voler « jusqu’à 45 minutes et de résister à des vents atteignant 60 km/h ».

« On est maintenant en phase de montée en puissance »

Ces 19 drones sont plus concrètement destinés à accompagner les gendarmes dans leurs missions quotidiennes, par « l'appui de personnels au sol, pour les missions qu'ils sont susceptibles de réaliser, qu'il s'agisse par exemple de la surveillance d'une zone ou d'un objectif, d'opérations de maintien de l'ordre, de protection de personnes ou de biens, de localiser une personne en détresse ou disparue, etc. » nous expliquait en avril dernier le colonel Jérôme Bisognin (voir notre article).

Cela explique pourquoi les militaires en souhaitaient autant (après une première commande de 4 drones) : la Gendarmerie veut aller vers « un maillage s'étendant à l'ensemble du territoire ».

S’il s’agira avant tout de surveiller des rassemblements, des manifestations sportives, d’envoyer un éclaireur lors d’opérations dangereuses... l’utilisation des drones à des fins de lutte contre l’insécurité routière n’est désormais plus à exclure. Dans un rapport que nous nous sommes procurés, l’institution tirait les conclusions d’une expérimentation menée en 2015, jugeant que ses premières conclusions étaient « intéressantes ».

Présenté comme un « très bon « œil déporté » du gendarme », le drone s’avère ainsi efficace pour repérer à distance et avec discrétion le non respect de stops ou des distances de sécurité, le défaut de port du casque, etc.


chargement
Chargement des commentaires...