Microsoft bascule PowerShell en open source, des versions Linux et macOS disponibles

Allez, la semaine prochaine, Windows 159
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Crédits : cacaroot/iStock
Applications
Vincent Hermann

Microsoft vient de passer son PowerShell en open source, annonçant dans la foulée une arrivée prochaine sur Linux et macOS. La décision concerne aussi bien le langage de script que le shell lui-même.

Microsoft continue d’avancer sur le terrain de l’open source, en ouvrant aux yeux de tous le code d’un nombre croissant de produits ayant surtout trait au développement. Les cas les plus connus sont l’environnement .NET, la machine virtuelle JavaScript Chakra et l’environnement de développement intégré Visual Studio Code.

PowerShell passe sous licence open source

Le nouveau venu est PowerShell, qui concerne davantage les utilisateurs avancés et administrateurs réseau que les développeurs. Il s’agit d’un shell fourni apparu en 2009, initialement pour s’installer sur Windows XP et Vista. Avec Windows 7, il est devenu pleinement intégré et reste donc l’un des composants standards du système depuis. Il fournit une interface en ligne de commande permettant d’exécuter notamment des scripts, avec un langage propre.

PowerShell est bâti sur l’environnement .NET. Or, cet environnement est devenu en bonne partie open source (licence MIT) et a donné lieu récemment à la première version finale de .NET Core. Conséquence, PowerShell suit le mouvement. L’intégralité du code source est désormais disponible sur GitHub, en licence MIT encore une fois. Les développeurs peuvent donc y plonger et en faire à peu près ce qu’ils veulent.

Des préversions pour Linux et macOS

Outre le fait d’augmenter l’aspect communautaire autour de PowerShell, Microsoft espère bien récolter des avis, critiques, contributions et autres pull requests. Les bénéfices espérés sont évidemment toujours les mêmes : attirer le regard et diffuser l’utilisation de l’outil. Ce PowerShell open source s’appuie sur .NET Core, lui permettant d’être proposé sur Linux et macOS.

Pour ne pas laisser les développeurs compiler par eux-mêmes les sources, l’éditeur fournit plusieurs téléchargements. Il ne s’agit pour l’instant que d’une version alpha, donc clairement un matériel brut comportant un nombre potentiellement élevé de bugs. Cette préversion vient de la branche 6.0 de développement et est disponible sous forme de paquet DEB pour les versions 14.04 ou 16.04 d’Ubuntu, et comme paquet RPM pour CentOS 7.1. Côté macOS, l’alpha est prévue pour Yosemite (10.11). Les instructions d’installation sont disponibles dans le README sur GitHub.

Une longue liste de travaux prévus

Puisqu’il s’agit d’un nouveau projet, il existe déjà une longue liste de travaux prévus. En premier lieu, une parité avec .NET Core sur le support des autres distributions Linux. Il n’est pas rare qu’une première ébauche ne propose que quelques paquets, mais on imagine que des systèmes connus comme Fedora, Linux Mint ou OpenSuse devraient être de la partie dans les mois qui viennent. Microsoft prévoit en outre d’ajouter la possibilité d’écrire des Cmdlets en Python et d’autres langages de scripts.

La participation au code de PowerShell ne réclame pas obligatoirement Visual Studio. Microsoft met ainsi en place les PowerShell Editor Services, qui permettent d’intégrer des fonctionnalités à certains éditeurs, pour « une expérience de développement cohérente et robuste sur PowerShell ». Actions de navigation, IntelliSense, analyse sémantique temps-réel, Debugging Service ou encore possibilité d’écrire des fonctionnalités supplémentaires sont au programme. Par ailleurs, le PowerShell Remoting Protocol sera modifié pour pouvoir utiliser OpenSSH. Les utilisateurs auront donc le choix entre SSH et le classique WINRM (Windows Remote Management).

Une surprise prévue la semaine prochaine

Il est à noter que même si l’annonce est significative, Microsoft en aurait une autre, plus importante, en réserve. C’est la réaction du responsable Carmen Crincoli sur Twitter, qui s’étonnait de la surprise générée par l’annonce sur PowerShell. Les pistes ne manquent pas, mais certaines hypothèses retiennent l’attention, comme EdgeHTML (moteur de rendu d’Edge), WPF ou encore UWP.

En attendant, ceux qui s’intéressent au nouveau PowerShell open source pourront utiliser les liens suivants :


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