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Bouygues : cyberattaque, « distorsions de concurrence » sur la 5G, hausse des revenus

Martin : « Laissez mon château tranquille »
Mobilité 8 min
Bouygues : cyberattaque, « distorsions de concurrence » sur la 5G, hausse des revenus

Niveau finance, tout roule pour Bouygues, et sa branche Telecom en profite pour revenir sur deux importants projets : Saint Malo et Astérix. L’approche du lancement de la 5G et le cas Huawei inquiète par contre le PDG de la société. Enfin, cette dernière propose de nouveau un point succinct sur la cyberattaque dont elle a été victime.

Bouygues a mis en ligne son bilan financier pour l’année 2019. Si les voyants sont au vert sur le chiffre d’affaires (37,929 milliards d’euros, +7 %) et le résultat brut (1,184 milliards de dollars, en baisse de 124 millions), le contexte est relativement chargé pour le groupe.

Sa branche Telecom (qui a recruté des clients sur le fixe et le mobile) est en effet en pleine procédure d’attribution de la 5G et doit faire face à la loi dite anti-Huawei qui pourrait introduire des « distorsions de concurrence entre les opérateurs » selon Martin Bouygues.

De son côté, la division Construction a été la cible d’une cyberattaque via le rançongiciel Maze fin janvier. La publication des résultats est l’occasion de revenir sur l’ensemble de ces sujets, en plus d’autres informations sur les projets en cours (Saint Malo, Astérix).

La cyberattaque aurait « très faiblement impacté » les chantiers

Face à cette cyberattaque, Bouygues Construction est restée relativement silencieuse, avec simplement deux communiqués très succincts. Il s’agit pour rappel du rançongiciel Maze qui chiffre les données et demande une rançon afin de pouvoir les récupérer. Dans le cas de Bouygues Construction, elle serait de 10 millions de dollars.

Dans son bilan, le groupe réexplique que, « par mesure de précaution » sa branche Construction avait « arrêté son système d’information pour éviter toute propagation et des mesures spécifiques [avaient] été prises pour assurer la continuité des activités, tant en France qu’à l’international ».

Les premières remises en service « d’équipements et d’applications ont été réalisées » indique maintenant la société, qui reconnaît tout de même que « l’activité commerciale et l’activité opérationnelle des chantiers sont très faiblement impactées ». Auparavant, elle indiquait simplement qu’« aucun chantier n’[avait] été arrêté ». On précise de nouveau que « les polices d’assurance ad hoc sont activées et une plainte a été déposée auprès des autorités compétentes ».

« On a une chance dans notre malheur, c'est qu'on n'a pas une activité industrielle pilotée par [l']informatique », affirme le groupe à l’AFP, avant d’ajouter que cet incident n’aura « pas d'impact » sur ses résultats. Toujours à nos confrères, le groupe affirme ne pas avoir « été négligents » : « On a été attaqué par quelque chose de nouveau, par un virus d'un nouveau genre ». Maze fut découvert en mai 2019, mais son action s’est largement amplifiée ces derniers mois.

Dans tous les cas, le groupe travaille étroitement avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), qui nous avait assuré d’une « collaboration efficace » entre les équipes. Cette entente avait notamment permis à l’ANSSI d’établir un « indicateur de compromission » de Maze et ainsi lancer un bulletin d’alerte afin d’éviter des compromissions en série en France.

Bouygues Construction n’a par contre toujours pas souhaité répondre à nos questions.

Martin Bouygues parle 5G, Huawei et « distorsions de concurrence »

Changeons de sujet pour la 5G. En France, les opérateurs doivent demander une autorisation afin de pouvoir utiliser des équipements Huawei (ou d'une autre marque) pour déployer leurs futurs réseaux. Alors que les premières autorisations devraient arriver d’ici la fin du mois, selon Reuters, Martin Bouygues profite de la présentation des résultats de son groupe pour lancer une mise en garde, comme le rapportent nos confrères : 

« Si nous étions […] dans l’obligation d’utiliser un autre équipementier que Huawei, dans les zones où nous avons des équipements 4G Huawei actuels, nous serions obligés de les démonter et de réinstaller des équipements, ce qui a un effet de coût et de délai […] Il n’est pas normal qu’on crée des distorsions de concurrence entre les opérateurs ».

Il rejoint ainsi Arthur Dreyfuss, président de la FFTélécoms mais aussi secrétaire général de SFR (et donc concerné directement par le cas Huawei), qui affirmait récemment aux Échos que l’État devait indemniser les opérateurs si Huawei était banni en France : « Je ne souhaite pas donner de chiffres à ce stade. Je dis, lançons le débat avec le sérieux qu'il mérite. Car si un opérateur ne peut pas utiliser un équipementier pour la 5G auquel il a recours aujourd'hui pour la 3G et la 4G, il faudra démonter une partie substantielle des réseaux. Les travaux auront un coût important ».

Chez Stéphane Richard, PDG d’Orange, le son de cloche n’est pas le même : « Nous on est plus libres, notre réseau radio c’est Nokia et Ericsson, donc la question Huawei est moins importante pour ce qui nous concerne ». Fidèle à son habitude, Free Mobile (Iliad) n’a pas fait de déclaration particulière sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, Didier Casas, secrétaire général de Bouygues Telecom affirme que l’opérateur se réserve le droit de mener des actions si nécessaire, notamment de lancer un recours contre les décrets d’application de la loi dite anti-Huawei, explique Reuters.

4G 5G
Crédits : Fokusiert/iStock

Chiffres d’affaires en hausse, plus d’un milliard d’euros de bénéfice

Pour en revenir aux chiffres, Bouygues (dans son ensemble) termine l’année avec des revenus de 37,929 milliards d’euros, contre 35,555 milliards en 2018. Les activités du groupe se portent bien : les revenus de la construction progressent de 5,8 %, ceux de TF1 de 2,1 %, contre 13,4 % pour Bouygues Telecom

Le résultat net est positif, mais en baisse sur douze mois avec 1,184 milliard d’euros en 2019 au lieu de 1,308 milliard. L’entreprise explique que c’est dû à « la baisse des produits non courants (20 millions d’euros en 2019 contre 265 millions d’euros en 2018), principalement chez Bouygues Telecom ».

Dans le détail, il s’agit de « plus-value de cession de sites et de 100 millions d’euros de produits non courants liés à l’annulation de charges à payer antérieures à 2018 sur les redevances des fréquences 1800 MHz et 47 millions d’euros de charges non courantes liées au partage de réseau ».

152 000 clients de plus sur le mobile, 142 000 sur le fixe, 1 million en FTTH

Les résultats de la branche téléphonie mobile et Internet fixe sont bons : « Le parc forfait Mobile hors MtoM atteint 11,5 millions de clients à fin décembre 2019, en hausse de 653 000 nouveaux clients sur l’année dont 152 000 sur le quatrième trimestre. Le parc de clients FTTH atteint 1 million, grâce au gain de 427 000 nouveaux clients sur l’année, dont 142 000 sur le seul quatrième trimestre ».

La hausse de la base clients est une des causes de l’augmentation des revenus, mais pas la seule : le revenu moyen par abonné a lui aussi grimpé : « Pour la première fois depuis 2011, l’ABPU [Average Billing Per User, ndlr] Mobile augmente au quatrième trimestre 2019 sur un an (+0,5 euro à 19,7 euros par client par mois) »… mais il baisse sur trois mois puisqu’il était de 19,9 euros au troisième trimestre. De son côté, « l’ABPU Fixe est en hausse de 1,1 euro à 27,0 euros par client par mois sur l’année », contre 26,6 euros il y a trois mois. 

Sur la fibre optique, Bouygues Telecom revendique fin 2019 près de « 12 millions de prises FTTH commercialisées et a relevé à 22 millions son objectif de prises FTTH commercialisées à fin 2022 (contre 20 millions précédemment) ». Enfin, il compte se renforcer dans les offres BtoB, aussi bien sur le fixe que le mobile, en s’appuyant sur les récentes acquisitions de Keyyo et Nerim.

  • Résultats Bouygues Telecom 2019
  • Résultats Bouygues Telecom 2019
  • Résultats Bouygues Telecom 2019
  • Résultats Bouygues Telecom 2019

Les investissements étaient par contre moins importants en 2019 : 940 millions d’euros, soit 302 millions de moins qu’en 2018. Il devrait repartir à la hausse en 2020 avec la procédure d’attribution des fréquences qui a été lancée il y a quelques semaines. Les opérateurs ont jusqu’au 25 février pour déposer leurs dossiers de candidatures. 

Pour rappel, cette procédure se déroulera en deux étapes : un prix fixe de 350 millions d’euros pour 50 MHz en échange d’engagement supplémentaire, et des enchères pour les 110 MHz restants avec un prix de départ de 70 millions d’euros par bloc de 10 MHz. 

Projets Saint-Malo et Astérix

Le groupe détaille deux de ses projets actuels : Saint Malo et Astérix. Le premier concerne le « déploiement d’une infrastructure nationale de fibres optiques (FTTA et FTTO) » – respectivement Fiber-To-The-Antenna Fiber-To-The-Office – afin de relier les équipements de réseau de l’opérateur et de proposer des offres dédiées aux entreprises.

Des négociations se déroulent « avec un partenaire en vue de créer une JV [co-entreprise, ndlr] pour déployer et commercialiser l’infrastructure et gérer son exploitation ». Bouygues Telecom serait actionnaire minoritaire de ce projet à 1 milliard d’euros.

De son côté, le projet Astérix vise à « accélérer le déploiement FTTH de Bouygues Telecom en Zone Moyennement Dense (ZMD) ». L’opérateur recherche un partenaire afin de monter une co-entreprise (un appel d’offres a été lancé), dont il serait de nouveau actionnaire minoritaire. 

Résultats Bouygues Telecom 2019Résultats Bouygues Telecom 2019

14 commentaires
Avatar de Ami-Kuns INpactien
Avatar de Ami-KunsAmi-Kuns- 21/02/20 à 11:52:41

Il suffit de faire courir leurs employées pour sortir du labyrinthe.:transpi:

Avatar de JoePike INpactien
Avatar de JoePikeJoePike- 21/02/20 à 12:09:03

Moi ce qui m'impressionne ( mais bon c'est la première fois que je compte) ce sont les revenus du mobile
19 ou 20€ par mois et par mobile pour 11.5 millions d'abonnés
ça fait 2,7 milliards d'euros par an ...
Je comprend que les coûts de fréquences, de matériels etc.. sont importants , mais ça a l'aire de renter vite
( Bouygues ou les autres)

Je vais réorienter mon portefeuille boursier :D

Avatar de GoobY13 Abonné
Avatar de GoobY13GoobY13- 21/02/20 à 12:48:40

Avec appréhension j'étais passe de la fibre orange a BT et pas déçu du tout.
J en ai un usage familial rien de fou, pc, console etc mais 0 bug et le décodeur 4k est mieux je trouve que celui d d'orange donc c est cool ^^.

Avatar de coco74 Abonné
Avatar de coco74coco74- 21/02/20 à 13:16:39

Le PDG de bouygues à l'air de sinquiéter par rapport au choix Huawei et à la loi qui en découle...
Autant ça impacterait SFR / bouygues qui utilisent déjà Huawei pour leurs réseaux 4G, autant Free utilise Nokia, Orange Ericson et Nokia... Les deux derniers ne seraient pas impactés.

Huawei VS les US ? Je pense que c'est beaucoup de politique. Les US espionnent tout le monde avec des backdoors dans les produits américains (cisco et compagnie), les chinois font pareil avec Huawei ?

L'incitation de Trump à utiliser des produits non huawei, c'est pas pour continuer à avoir la main sur les réseaux au niveau de l'espionnage ?

Est-ce que le fait d'utiliser une techno européene (nokia ?) permet d'éviter des backdoor Chinoises ou Américaines ?

Pour la partie réseau, on dirait que Bouygues se réveille, il faut fibrer les antennes (chose assez rare en cambrousse ou le FH reigne en maitre)... Il faut déployer la fibre aussi en FTTH.
On dirait qu'ils se réveillent et qu'ils font un peu comme free il y a quelques mois avec leurs entreprises respectives.

Avatar de TheMyst INpactien
Avatar de TheMystTheMyst- 21/02/20 à 13:29:42

Fibré par BT aussi depuis pas mal d'année (avec un tarif intéressant), j'ai rarement eu des soucis (le pire étant la deconnexion de ma fibre à cause d'un prestataire, qui a mis du temps à être compris puis résolu par le service client de BT) et quand j'en ai eu, ils fournissaient un modem 4G 20Gio dans la soirée (car je suis proche d'une boutique).

Sinon, comme je dis toujours, deux personnes peuvent avoir une expérience très différente du même fournisseur. Il faut donc mieux chercher le moins cher en premier (et qui correspond aux besoins) puis ensuite changer si le service client est trop pourri. :windu: (car tous les services clients sont pourris, sauf peut-être Orange, mais par contre tu payes cher)

Avatar de yvan Abonné
Avatar de yvanyvan- 21/02/20 à 14:43:38

Chaque année le fibrage des zones moyennement denses (les banlieues pavillonaires) est retardé... j'espère qu'ils seront bien à 20 millions de prises fin 2022 mais de mémoire c'était censé être pour fin 2020.

Je suis tristesse avec mon adsl qui lag :pleure:

Avatar de GoobY13 Abonné
Avatar de GoobY13GoobY13- 21/02/20 à 17:58:32

TheMyst a écrit :

Il faut donc mieux chercher le moins cher en premier (et qui correspond aux besoins) puis ensuite changer si le service client est trop pourri. :windu: (car tous les services clients sont pourris, sauf peut-être Orange, mais par contre tu payes cher)

BT il y a une vrai différence quand tu tombes en France ou a l etranger. J ai déjà eu affaire au 2 et du passe du SC topissime a désastreux selon ou tu es.
Free jamais été satisfait du SC. Sfr jms testé.
Orange commerciale bof, technique je sais pas ^^

Avatar de JoePike INpactien
Avatar de JoePikeJoePike- 21/02/20 à 18:39:53

ouais mais il parlait de la fibre :D donc l'étranger .....

Je peux peut-être donner un avis sur la fibre puisque mon immeuble est desservi par tous

Les problèmes ... à 99% c'est lors d'un raccord ou d'un changement dans l'immeuble
Les presta mettent leurs mains dans le vertical et presque systématiquement quelqu'un d'autre dans l'immeuble est touché ( déconnecté , "fibre empruntée", inversée, coupée à tort etc ...)
Pour ce qui est des perfs ( je ne connais pas toutes les offres mais mon voisin à qui je prète main forte pour rétablir ses configs de tablettes,wifi, téléphone et PC les changent tout le temps au gré des promos)
ça dit que
SFR est bien plus lent mais l'offre est moindre, 1 ou ou 2 plantages mais un débit en fonction du prix
Orange ça marche bien , jamais de coupure à part le boitier Télé ( il en a eu 3 , mais à chaque fois ça merdait de temps en temps surtout à cause de la carte'crédit" enfichable !!! depuis ça va mieux)
Bouygues ça marche bien pas de problèmes particuliers
Free : tout simplement impeccable avec des débits de dingue mais il y a 2 verticaux dans l'immeuble dont un Free que seul Free utilise , donc ils ont un gros avantage ( enfin moi j'y suis depuis qu'ils existent et je n'ai eu qu'une interruption à l'époque de l'ADSL il y a plus de 10 ans)

Comme je le dis : les pb c'est principalement lors des interventions des presta dans l'immeuble

Avatar de grego_ry Abonné
Avatar de grego_rygrego_ry- 21/02/20 à 19:45:03

Un site radio c'est, grosse maille 100k€ pièce à créer (je te laisse compter combien un opérateur comme Bougues Tel en possède). Ensuite faut payer un loyer chaque année pour chaque site (que l'opérateur gère ça en direct ou auprès d'une Tower Co). Faut aussi payer une redevance annuelle sur les fréquences, indexée sur le CA (je me rappelle plus le pourcentage, c'est pas énorme mais c'est pas anodin non plus).
A chaque site aussi il faut ajouter les coûts d'énergie, d'entretien. Les licences logicielles (les fournisseurs de telco adorent les coûts récurrents).
Et bien sûr l'aspect commercial, service client toussa toussa

L'autre façon de voir les choses, c'est : est-ce que 40 Go utilisables à haut débit sur une large part du territoire, pour un prix inférieur à quelques heures de stationnement à Paris, c'est si cher ? (je crois que c'est le patron d'Orange qui avait eu cette formule)

La marge avant impôts est, dans cette industrie, de 30 à 40%. Ca peut paraitre beaucoup, mais avec cet argent il faut financer les investissements pour le futur, qui met de longues années à rapporter de l'argent

Perso, quand je vois ce que prend un banquier ou un agent immobilier par rapport à la quantité de travail et au risque prix, j'ai du mal à penser que l'industrie des telcos vive si grassement

Avatar de grego_ry Abonné
Avatar de grego_rygrego_ry- 21/02/20 à 20:57:01

Sur la "distorsion de concurrence" évoquée par Martin Bouygues, si on faisait le parallèle avec le monde de l'aérien (les compagnies aériennes étant les "équivalentes" des opérateurs, et les constructeurs d'avion étant les "équivalents" des constructeurs de matériel télécom. La comparaison ayant bien sûr quelques limites, par exemple dans l'aviation les constructeurs sont surtout USA+EU, alors que dans les telco c'est EU+Chine. Mais il y a 10 ans c'était USA+EU dans les constructeurs télécoms)

Imaginons qu'environ 10 ans plus tôt, une compagnie aérienne française délaisse le duopole habituel Airbus-Boeing, pour un fournisseur chinois (largement moins cher) pas encore connu et sur lequel on a assez peu de recul, et cette compagnie, par conséquent, améliore sa rentabilité via ce choix stratégique (qui présente, bien sûr, une certaine prise de risque).

Et imaginons qu'au bout de quelques années, les autorités française et/ou éuropéennes concluent, après analyse approfondie, que ces avions chinois ont des problèmes de sécurité.
Trouverait-on normal de devoir indemniser une compagnie qui a fait un choix stratégique plus risqué que les autres, et qui se retrouve face à la concrétisation d'un risque ? Et ceci au motif que ses concurrents (qui ont eu une stratégie différente, a priori plus prudente) n'ont pas le même problème qu'elle ?

Comme en finance, le rendement espéré est à la hauteur du risque pris. Le choix de Huawei leur a été plutôt bénéfique tout au long des années 2010, maintenant  si le vent venait à tourner, il faut en assumer aussi les côtés négatifs, sans se cacher derrière de fausses considérations concurrentielles.

Au passage, quand en 2013 Bouygues Tel a bénéficié d'un coup de pouce de l'état (le droit de réutiliser ses fréquences 1800 MHz de la 2G pour déployer très rapidement de la 4G, beaucoup plus vite que ce que ses concurrents étaient en mesure de faire), personne ne les a entendu parler de "distorsion de concurrence".

La vérité assez brutale, c'est qu'il est très difficile, dans un pays comme la France (avec une géographie compliquée pour la téléphonie mobile) d'avoir 4 opérateurs mobiles (et fixe d'ailleurs) qui soient viables sur le long terme, car c'est une industrie à coût majoritairement fixes.
Sur les 4 réseaux, il y en a toujours au moins un qui est sous-utilisé (ça peut changer au cours du temps, c'est même chacun son tour) et dont l'opérateur a besoin de faire des prix cassés pour remplir les capacités.
Tout ceci en devant investir pour suivre l'envolée du trafic (doublement du trafic tous les 18 mois en moyenne) et l'évolution rapide des technologies.
Et hormis l'opérateur historique (pour qui la possibilité de participation à des fusions-acquisitions est quasi-nulle), les 3 autres acteurs sont possédés par des entrepreneurs qui refusent catégoriquement de se faire racheter. C'est leur droit. Mais ce n'est pas au contribuable (ni aux concurrents) d'éponger leurs aléas stratégiques

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