Contre les drones malveillants, l’armée mise sur les aigles

Trop chouette
Droit 2 min
Contre les drones malveillants, l’armée mise sur les aigles
Crédits : SensorSpot/iStock

L’Armée de l’air vient d’annoncer l’acquisition de quatre aigles royaux, qui devraient pouvoir intercepter et neutraliser des drones malveillants à partir de l’année prochaine. Plutôt surprenante, cette solution serait aussi moins onéreuse que d’autres outils tels que les brouilleurs.

Au total, ce sont six œufs qui ont été achetés par les militaires, nous raconte L’Express. Nés au printemps 2016, ces quatre aigles royaux et deux autours des palombes (une espèce de rapace, proche de l'épervier) ont été élevés et spécialement éduqués par l’Armée.

« On leur a appris à se nourrir sur des carcasses de drones. À présent, quand ils voient un de ces appareils, ils pensent qu'il y a de la nourriture au bout et ils l'interceptent, a-t-on expliqué à nos confrères. Nous leur apprenons non seulement à attaquer, mais aussi à détecter. »

De premiers résultats « très prometteurs »

L’avantage de ces oiseaux ? Ils peuvent neutraliser un drone sans que celui-ci ne s’écrase au sol. Ces animaux ont ainsi vocation à être utilisés dans des situations particulières, où il n’est guère recommandé d’abattre un appareil (en raison notamment de la présence d’une foule) : manifestations, concerts, événements sportifs...

Les aigles auraient atteint leur taille adulte durant l'été. Après une phase d'entraînement et de sensibilisation, les premiers retours seraient « excellents » selon l'Armée de l'air, qui espère ainsi pouvoir les utiliser pleinement à partir de l'été 2017. « Leurs résultats sont très prometteurs même s’il faut prendre en compte quelques limitations (en particulier, utilisation de jour seulement) » nous confie un bon connaisseur du dossier.

D’autres outils technologiques en préparation

Vendredi 18 novembre, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a en outre présenté trois projets destinés à repérer et (éventuellement) neutraliser des drones malveillants : SPID, BOREADES et ANGELAS.

Le projet SPID (pour « Système de Protection Intégré anti Drones ») repose sur un système « multi-senseurs, modulaire, autonome et potentiellement mobile pour couvrir, par exemple, de grands évènements ». Le projet ANGELAS (pour « Analyse Globale et Evaluation des technologies et méthodes pour la Lutte Anti UAS ») est quant à lui basé sur la « corrélation multicapteurs ». Le projet BOREADES mise enfin sur la « détection radar et optronique panoramique jour-nuit, l’identification optronique, la neutralisation de la télécommande, la neutralisation du géopositionnement et la localisation du télépilote ».

La démonstration de ces solutions a cependant démontré qu’il y avait encore des progrès à faire pour que ces outils soient pleinement opérationnels (voir par exemple ces articles du Monde et de Numerama).

La mise en œuvre de la récente loi sur les drones devrait néanmoins aider les autorités à lutter contre les survols illicites, notamment dans la mesure où tous les drones de plus de 800 grammes devront obligatoirement être enregistrés et disposer d’un dispositif de signalement (pour en savoir plus, voir notre article).

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