Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Les majors de la musique obtiennent la fermeture de Grooveshark et 50 millions de dollars

Groovesarkuté
Droit 3 min
Les majors de la musique obtiennent la fermeture de Grooveshark et 50 millions de dollars
Crédits : slobo/iStock

Clap de fin pour Grooveshark. Empêtré dans un procès en passe d'être remporté haut la main par de puissantes majors de la musique, le célèbre site de streaming a conclu un accord avec les ayants droit, lequel prévoit la cessation immédiate de ses activités et le paiement de 50 millions de dollars d’indemnités.

Grooveshark ferme précipitamment ses portes

Depuis ce vendredi, « grooveshark.com » ne permet plus d’accéder gratuitement à des milliers de chansons. En lieu et place, se trouve un billet signé du 30 avril et annonçant la fermeture du site et de son application mobile. Même ses pages de réseaux sociaux ont été clôturées.

Comme nous l’expliquions la semaine dernière, le volet civil du procès de Grooveshark venait de s’ouvrir aux États-Unis, après que le site de streaming a été reconnu coupable de violation de copyright, en septembre 2014. Il était apparu au cours des débats que les responsables du site avaient ordonné à leurs salariés de mettre en ligne un maximum de titres musicaux, histoire d’agrandir rapidement le catalogue de la plateforme et participer à son succès (voir notre article).

Lancé au milieu des années 2000, Grooveshark fut en effet l’un des premiers concurrents de Deezer ou Spotify. Son principe ? Permettre aux internautes d’uploader des titres, lesquels étaient ensuite partagés avec le reste de la communauté. Un peu comme sur YouTube, chacun pouvait ainsi déposer sa chanson et/ou écouter celles des autres... Jusqu'ici, la plateforme se prévalait de 35 millions d’utilisateurs mensuels selon la BBC.

Un procès qui se solde par un arrangement à l’amiable

Après avoir remporté cette première victoire, les neuf maisons de disques plaignantes (Warner, Sony, Atlantic Recording...) réclamaient plus de 700 millions de dollars de dommages et intérêts à Grooveshark – 150 000 dollars pour chacune des 5 977 chansons dont le copyright avait été violé, soit le maximum prévu par la législation américaine.

grooveshark

Mais finalement, l’affaire s’est conclue par un accord entre les parties. « Dans le cadre d'une transaction amiable avec les plus grandes maisons de disques, nous avons accepté de cesser immédiatement nos opérations, d'effacer toutes les œuvres en stock couvertes par des droits d'auteur et de renoncer à la propriété du site, de nos applications mobiles et de notre propriété intellectuelle, y compris nos brevets et droits d'auteur » expliquent ainsi les responsables de Grooveshark. Ces derniers reconnaissent avoir fait de « très grosses erreurs » : « Nous n'avions pas l’autorisation des ayants droits pour la grande majorité des musiques du service. C'était mal. Nous présentons nos excuses. Sans réserve. »

Le fameux accord, validé vendredi 1er mai par un tribunal de New York (PDF), est cependant plus large que ce qu’a annoncé Grooveshark. Dévoilé par TorrentFreak, il comprend une partie prévoyant que la plateforme devra verser 50 millions de dollars d’indemnités aux maisons de disques.

Ce genre d’épilogue est assez fréquent aux États-Unis. On se souviendra par exemple des cas d’IsoHunt ou d’Hotfile, où des montants de 110 et 80 millions de dollars étaient en jeu. Cependant, ces deux exemples permettent de souligner dans le même temps que la victoire est rarement totale pour les ayants droit... Dans le premier cas, un clone d’IsoHunt avait rapidement pris le relais du célèbre site de liens torrent. Pour Hotfile, il était apparu suite au piratage de Sony Pictures que « seuls » 4 millions de dollars avaient effectivement été versés aux majors, soit 20 fois moins que prévu.  

132 commentaires
Avatar de jinge INpactien
Avatar de jingejinge- 04/05/15 à 08:05:47

Erf, c'est tellement stupide... 
Surtout payer 50 millions ET renoncer à toutes les propriétés (site, applis, ...), je trouve ça trèèèès cher payé, en plus d'être complètement absurde.

Avatar de knos Abonné
Avatar de knosknos- 04/05/15 à 08:08:05

Seulement 10000$ par titre piraté... C'est vrai qu'ils leurs faut au moins ça pour nous faire de la soupe.

Avatar de anonyme_0338cda8a38b933adb088f0814824e10 INpactien

J'ai perdu mon site préféré :craint:
Je suis retourné zoner sur Soundcloud du coup.

Avatar de anonyme_69736061fe834a059975aa425bebeb6d INpactien

Groovesarkuté

Personnene percute !

Mais , tu sors ===>[]
:non:

Avatar de Tatsu-Kan INpactien
Avatar de Tatsu-KanTatsu-Kan- 04/05/15 à 08:20:50

Faut pas chercher, les grosses majors (puisque grooveshark avait conclus des accords avec les petits producteurs) sont des saloperies à éradiquer.
Plutôt que d'être partie prenante à l'innovation, ils préfèrent se comporter comme des gros connards fermés à un modèle économique déjà mort.
Même les moines copistes ont plutôt bien accueillit l'imprimerie, d'ailleurs pour la petite histoire, c'est le pouvoir (politique) qui voyait d'un mauvais œil l'imprimerie.

Avatar de jinge INpactien
Avatar de jingejinge- 04/05/15 à 08:27:30

Tatsu-Kan a écrit :

Même les moines copistes ont plutôt bien accueillit l'imprimerie, d'ailleurs pour la petite histoire, c'est le pouvoir (politique) qui voyait d'un mauvais œil l'imprimerie.

Tu m'étonnes, ils devaient en avoir marre de recopier la même chose toute la journée :D

Avatar de lomic2 INpactien
Avatar de lomic2lomic2- 04/05/15 à 08:29:10

Tatsu-Kan a écrit :

Faut pas chercher, les grosses majors (puisque grooveshark avait conclus des accords avec les petits producteurs) sont des saloperies à éradiquer.
Plutôt que d'être partie prenante à l'innovation, ils préfèrent se comporter comme des gros connards fermés à un modèle économique déjà mort. 

Oué enfin... perso c'est pas les petits producteurs que j'écoutais, quant au modèle économique, ça ne manque pas d'équivalents à Grooveshark,  Deezer ou Spotify par exemple, par contre avec abonnement ou limitations, ce qui est plutôt logique.

Donc perso je regrette Grooveshark qui me permettait d'écouter de la zik à l'oeil, mais je suis pas surpris ni en colère contre les zéyandrouas ;) ils proposent aussi un service de qualité contre rémunération, c'est pas comme si l'offre légale était mal foutue dans ce domaine (on peut pas en dire autant côté ciné/TV)

Avatar de Lyaume Abonné
Avatar de LyaumeLyaume- 04/05/15 à 08:36:33

Je confirme.
Le système de Broadcast était tellement bien en plus.
Le pire dans tout ceci c'est qu'ils proposent que l'on passe sur des services légaux. Mais avec leur catalogue bien restreint c'est pas demain la veille qu'on aura un réel remplaçant à Feu Grooveshark.

Avatar de knos Abonné
Avatar de knosknos- 04/05/15 à 08:36:45

Vus le temps qu'ils leurs fallait pour un livre le travail devais quand même être varié.

Avatar de Ricard INpactien
Avatar de RicardRicard- 04/05/15 à 08:40:21

Cependant, ces deux exemples permettent de souligner dans le même temps
que la victoire est rarement totale pour les ayants droit... Dans le
premier cas, un clone d’IsoHunt avait rapidement pris le relais du
célèbre site de liens torrent. Pour Hotfile, il était apparu suite au piratage de Sony Pictures que « seuls » 4 millions de dollars avaient effectivement été versés aux majors, soit 20 fois moins que prévu.

Rarement totales? Ben quand on gagne 4 M$ ex nihilo sans préjudice*, c'est 4 millions de gagnés, dans ce cas pécis..

*1 titre piraté =/= 1 titre pas acheté.

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 14