Picasa n'existera plus d'ici quelques semaines

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Crédits : photohomepage/iStock/Thinkstock
Applications

Dès le 1er mai prochain, il sera impossible d'ajouter ou de modifier un album Picasa. L'application, elle, ne sera plus supportée ou mise à jour à compter du 15 mars. La fin d'une aventure de près de 12 ans, symbole des erreurs passées de Google.

Google a décidé de mettre un point final à l'aventure Picasa. Dans un billet de blog, la société vient en effet d'annoncer qu'elle allait progressivement mettre fin à ce service et son application pour ordinateur de bureau.

Picasa une belle aventure jusqu'à l'arrivée des réseaux sociaux

C'est en mai 2004 que l'on apprenait que Picasa et Google devenait partenaires, avant qu'un rachat soit officialisé le 13 juillet 2004. Dans la foulée, ce qui était alors un logiciel de retouche et de visualisation de photos devenait gratuit. Un an plus tard, une version française était mise en ligne, l'année suivante, l'outil débarquait sous Linux.

C'est dans la foulée qu'une nouvelle fonctionnalité était proposée : la publication d'albums en ligne, Picasa Web. Avec Picasa 2.5 il devenait possible de partager simplement vos clichés avec ces albums, et l'on était alors presque à l'apothéose de cet outil qui permettait de concilier le besoin de classer et retoucher des photos et le partage simple, bien avant l'explosion des réseaux sociaux.

L'ère Google+ ou la fin d'une époque

Mais voilà, avec la montée en puissance de ces derniers, et l'incapacité de Google à saisir ce qui se passait, Picasa a commencé à perdre de sa superbe et n'était clairement plus une priorité. Il a fallu attendre 2009 pour une version compatible avec OS X, ensuite il a simplement été question de quelques rajouts de fonctionnalités dans la tendance du moment comme la reconnaissance faciale et la géolocalisation avec Picasa 3.5.

Puis le coup de grâce est venu lentement, tout d'abord avec le rachat de l'éditeur en ligne Picnik en 2010, puis l'émergence de Google+. Le réseau social a intégré Picasa en 2011 avec la version 3.9 avec l'arrivée d'une offre de stockage illimitée. Mais c'était pour mieux donner naissance, de manière progressive, à une solution totalement en ligne centrée sur le mobile pour les applications : Google Photos.

Comme nous l'évoquions lors de l'annonce de la fin du « Forcing Google+ » au sein des services de la firme de Mountain View, ce dernier était le seul cité comme élément central pour la gestion des clichés des utilisateurs. Il apparaissait donc comme de plus en plus clair qu'avec la tendance au ménage qui règne chez Google ces dernières années, il ne restait plus longtemps à vivre à Picasa.

Google a tranché : Photos remplacera définitivement Picasa

Moins d'un an plus tard, la chose est officielle : Picasa va disparaître. Hier soir, Google a indiqué qu'il faudra se connecter à son service Photos pour modifier et partager vos contenus. Ceux qui ne veulent pas de ce changement auront un endroit dédié pour voir, télécharger et supprimer leurs albums Picasa. Il ne sera bien entendu plus possible d'en créer, et l'on imagine que cela ne durera pas éternellement.

Ces changements ne sont néanmoins pas prévus pour tout de suite, vous avez ainsi jusqu'au 1er mai prochain pour vous organiser et voir cet accès en écriture coupé définitivement.

Le cas de l'application va être réglé un peu plus rapidement puisque dès le 15 mars, elle ne sera plus supportée officiellement. Elle continuera bien entendu à fonctionner si vous la téléchargez, mais Google cessera de l'améliorer ou d'y apporter des mises à jour. Pour ceux qui veulent passer sur Photos et envoyer des données depuis leur ordinateur, Google préconise d'utiliser désormais son programme de transfert disponible par ici.

Les développeurs utilisant l'API Picasa ont aussi jusqu'au 1er mai pour s'adapter. Passé cette date, celle-ci sera remplacée et intègrera de nouvelles fonctionnalités, alors que d'autres seront coupées. Tous les détails sont disponibles à cette adresse.

Publiée le 13/02/2016 à 16:00
David Legrand

Directeur des rédactions et responsable des L@bs de Nancy. Geek de l'extrême spécialisé dans l'analyse des produits high-tech, les réseaux sociaux et les trios d'écrans. Adepte du libre.

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