Panama Papers : des informations sur 200 000 sociétés en ligne, « dans l’intérêt public »

De quoi comprendre les rouages du offshore 107
En bref
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Crédits : leolintang/iStock
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Sébastien Gavois

Après avoir secoué le monde de la finance (entre autres), les Panama Papers débarquent sur le Net avec la mise en ligne d'une base de données sur plus de 200 000 sociétés. Le but de l'opération est de permettre à ceux que cela intéresse de mieux comprendre le monde du « offshore ».

Après un faux départle Consortium International des Journalistes d'Investigation, qui se présente comme « un réseau mondial de plus de 190 journalistes d'investigation dans plus de 65 pays », vient de mettre en ligne une base de données comprenant des informations sur pas moins de 200 000 sociétés suite à l'affaire des Panama Papers. 

11,5 millions de documents, des milliers de sociétés, 21 paradis fiscaux

Pour rappel, il s'agit d'une fuite de plus de 11,5 millions de documents provenant du cabinet d'avocat panaméen Mossack Fonseca, qui est présenté par le CIJI comme étant « l'un des meilleurs joueurs du monde du offshore », une technique souvent utilisée pour de l'optimisation fiscale. On y retrouve des documents sur pas moins de 21 paradis fiscaux, de Hong Kong à l'état du Nevada aux États-Unis.

Les informations dévoilées dans les documents ont déjà été largement décortiquées dans la presse, ce qui a par exemple conduit à la démission du Premier ministre islandais David Gunnlaugsson.  Mais ce n'est pas la seule personne citée dans les documents, loin de là, et on y retrouve des hommes politiques, de riches hommes d'affaires, des sportifs, etc. 

Des documents en ligne, mais sans données personnelles

Les documents mis en ligne aujourd'hui permettent aux internautes de « rechercher dans les données et de visualiser les réseaux autour des milliers d'entités offshore, y compris, lorsqu'ils sont disponibles, les dossiers internes de Mossack Fonseca sur les véritables propriétaires des entreprises ».

Il ne s'agit pour autant pas d'un copier/coller des documents originaux précise le consortium : « Le CIJI ne libérera pas les données personnelles en masse, la base de données ne comprend pas les enregistrements des comptes bancaires et des transactions financières, les emails et autres correspondances, les passeports ainsi que les numéros de téléphone ».

Il ne s'agit donc que d'informations triées sur le volet et mises en ligne « dans l'intérêt public ». Le but étant de permettre à ceux que cela intéresse de voir comment tout cela fonctionne de l'intérieur. Cette gigantesque base de données sera également alimentée par des informations provenant d'une précédente fuite d'informations en 2013 sur plus de 100 000 sociétés. 


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