Vivendi veut sa place au conseil d'administration d'Ubisoft

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Société
Kevin Hottot

Vivendi et Ubisoft ne sont visiblement pas prêts à signer l'armistice. Le groupe de Vincent Bolloré vient de relancer un nouvel assaut sur l'éditeur français et envisage de demander une recomposition de son conseil d'administration. 

On prend les mêmes et on recommence. Alors que l'OPA de Vivendi sur Gameloft suit son cours, Vivendi poursuit son raid contre Ubisoft, l'autre éditeur de jeux vidéo détenu par la famille Guillemot. Le géant français des médias a franchi le 27 avril le seuil de 15% des droits de vote d'Ubisoft (à 15,66 %) et détient désormais 17,73 % du capital de l'entreprise.

Comme l'exige la loi, Vivendi a accompagné sa déclaration de franchissement de seuil à l'AMF, d'une déclaration d'intentions. Dans ce courrier adressé à l'autorité des marchés financiers, le groupe de Vincent Bolloré affirme « envisager de demander une recomposition du conseil d'administration d'Ubisoft en vue, notamment, d'y obtenir une représentation cohérente avec sa position actionnarial ». En d'autres termes, Vivendi veut siéger au conseil d'administration d'Ubisoft.

La tâche ne sera néanmoins pas aisée. L'éditeur a déjà manifesté à plusieurs reprises qu'il ne souhaitait pas collaborer avec Vivendi, jugeant trop limitées les synergies possibles entre les deux groupes. Toutefois, Ubisoft a confirmé lors de la présentation de sa stratégie pour l'horizon 2019 qu'un à deux sièges seront créés en 2016 au conseil d'administration pour des « administrateurs indépendants ». Vivendi pourrait vouloir retourner la situation à son avantage en demandant plutôt la création d'un siège lui étant destiné.

Il est enfin à noter que dans sa déclaration aux autorités, Vivendi assure ne pas envisager de déposer une offre d'achat sur Ubisoft, ni d'en prendre le contrôle. Le discours de l'entreprise a donc évolué depuis la fin du mois de février, où elle assurait à l'AMF qu'« aucune décision n'a été prise en l'état concernant un éventuel dépôt d'offre publique d'acquisition sur les titres ». Les Guillemot peuvent donc souffler encore un peu.


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