#Replay : les 30 ans de Tchernobyl sous tous les angles

Call of Pripyat 86
En bref
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Crédits : posztos/iStock
Télévision
Guénaël Pépin

Il y a trois décennies, la catastrophe de Tchernobyl a montré les dangers du nucléaire, toujours dans les esprits. Cette semaine, le petit écran est revenu sur l’événement, son déroulement, ses conséquences et a répondu à de nombreuses questions liées à cette énergie. 

Chaque semaine, nous vous proposons une sélection manuelle de ce qu'il ne fallait pas manquer dans vos programmes TV. Garantie sans sponsoring et autre tracking de vos habitudes, vous permettant de savoir ce qu'il y a d'intéressant à regarder en replay ce week-end (surtout s'il ne fait pas beau et que votre séance de VTT tombe à l'eau).

Nous utilisons ainsi seulement nos petits bras et éventuellement vos suggestions. Si vous repérez une émission qui mérite selon vous de paraître dans notre sélection, vous avez deux possibilités : 

Notez que la sélection se limite pour le moment aux replays de programmes TV, mais pourra s'étendre à d'autres médias. Nous avons pour le moment quelques idées et ferons sans doute des essais dans les semaines à venir. Mais n'hésitez pas à nous proposer vos idées, cette chronique évoluant pour vous et avec vous, à ciel ouvert ;)

L'électricité, de la centrale au compteur intelligent

Ces derniers jours, il était impossible d'échapper à l'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. L'occasion de nombreuses rétrospectives, mais aussi de réflexions plus larges sur le poids environnemental du nucléaire. X:enius a ainsi consacré deux émissions au sujet. La première s'intéresse aux aliments encore contaminés aujourd’hui quand la seconde se demande comment vit aujourd'hui la population qui a subi la catastrophe.

Sur un sujet très proche, Arte a également sorti un long documentaire sur la vie après les désastres de Tchernobyl et Fukushima. Il est visionnable jusqu'au 4 mai, même si jugé trop optimiste par certains experts. À plus long terme, un autre documentaire se rend sur les sites d'enfouissement des déchets nucléaires et interroge le choix des emplacements, ainsi que leur sécurité, alors qu'ils doivent contenir les matières radioactives pendant des siècles. L'émission est disponible jusqu'au 26 mai.

De son côté, On n’est pas que des pigeons s'est demandé si la publicité géolocalisée est réellement intéressante. Des services proposent ainsi des offres en temps limité en fonction de votre emplacement, avec toutes les questions éthiques et commerciales que cela pose.

À l'autre bout des centrales, Consomag a détaillé en deux minutes les points à bien avoir en tête lors de l'installation d'un compteur intelligent, comme le Linky d'ERDF. L'usage des données, très encadré, doit tout de même rester un point de vigilance. L'épisode est visionnable jusqu'au 2 mai. Pour voir plus clair sur Linky, Arrêt sur images a d'ailleurs écrit un article de démystification du nouveau compteur. Enfin, la chaine Animaux a diffusé le documentaire Aliens des fonds marins, qui illustre l'intelligence des pieuvres. Un extrait est disponible sur YouTube.

RMC Découverte revient sur Tchernobyl et « le mensonge français »

RMC Découverte a consacré deux émissions à l'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. La première revient sur le moment de l'accident lui-même, en retraçant les premières interventions sur le terrain et les sacrifices humains qu'elles ont engendré.

Le second explore en détail « le mensonge français » autour du nuage radioactif de 1986. Le documentaire explore la manière dont le système politique a voulu rassurer les populations, et quelles conséquences médicales ce mensonge a eu pour les populations, y compris en Corse.

France 5 revient à Pripyat 30 ans après la catastrophe (jusqu'au 3 mai)

De son côté, France 5 tire le bilan de l'accident nucléaire du siècle dernier, des conséquences politiques, écologiques ou médicales. Le documentaire explique l'origine de l'usage massif de l'énergie nucléaire et fait son chemin jusqu'au maintien actuel de la centrale ukrainienne, avec toujours en fond les coûts humains et économiques de cette entreprise.

Les précautions pour maintenir l'endroit stable et démanteler petit à petit la centrale sont nombreuses, ce qui n'empêche pourtant pas des incidents d'intervenir régulièrement, explique l'émission. La question du stockage des déchets est aussi essentielle, alors que certains habitants reviennent dans des zones aujourd'hui peu contaminées, loin de Pripyat.

Le Dessous des cartes : la face sombre des téléphones

Le Dessous des cartes a pour sa part dressé le bilan de l'usage des téléphones mobiles dans le monde. Dans un premier épisode, l'émission revient – après une première diffusion en mars 2015 – sur la manière dont ils peuvent servir d'outils d'émancipation dans les pays en développement. Un marché qui intéresse d'ailleurs en partie des sociétés occidentales, qui ont bien compris l'intérêt d'offrir des services mobiles en Afrique, par exemple.

Dans un second épisode, Le Dessous des cartes s'intéresse à l'autre face de la pièce, c'est-à-dire les aspects les plus sombres de leur production et de leur usage. L'équipe explique entre autres leur fabrication mondialisée, « qui soulève de très nombreuses questions éthiques ».

Futuremag s'intéresse aux araignées et aux (longues) douches

Cette semaine, Futuremag d'Arte a tenté d'expliquer les propriétés de la soie d'araignée et ses usages. Légère, élastique et résistante, elle pourrait ainsi servir dans les greffes et les implants. Malgré ces ambitions, cette soie reste une matière à la composition peu connue, ce qui limite sa production synthétique pour le moment.

Dans son deuxième épisode, l'émission est partie à la rencontre du concepteur d'une douche censée limiter le besoin d'eau des douches. De quoi économiser plusieurs dizaines de litres par jour et par personne. Par un système de filtres, le finlandais Jason Selvarajan affirme ainsi réussir à réduire l'usage et à réutiliser l'eau déjà sortie.

BiTS : les YouTube Poop sont-ils de l'art ?

Enfin, BiTS se pose une question existentielle : est-ce que les YouTube Poop, les détournements absurdes de vidéos, sont une forme d'art ? De leurs origines à la tournure politique prise par certains de ses auteurs, l'émission décortique les méthodes de ces détournements et de quelle manière ils s'intègrent à la tradition artistique.

Le « Poop Art » pourrait ainsi se rapprocher d'un Pop Art actuel, remodelant des images prêtes à consommer pour en faire des objets autres, parfois bien plus difficiles d'accès. Une prétention que n'ont pas tous leurs créateurs qui, à l'origine, souhaitaient surtout remplir les services vidéo de contenus absurdes, à la limite du regardable.


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