Dell obtient le feu vert des autorités américaines pour le rachat d'EMC

Bruxelles ne devrait plus tarder non plus 9
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Crédits : slobo/iStock
Société
Kevin Hottot

Quatre mois après l'annonce de leur rapprochement, Dell et EMC n'ont reçu aucune opposition de la part des autorités financières américaines concernant cette opération. Celui-ci peut donc suivre son cours, et les entreprises attendent désormais l'accord de la Commission européenne pour tout finaliser.

En octobre dernier, Dell, fraîchement sorti des marchés boursiers, surprenait son monde en annonçant sa volonté de racheter EMC (qui détient 85 % du capital de VMware) en l'échange d'une somme pharaonique : 67 milliards de dollars. Le montant est tel qu'il inscrit cette opération au Panthéon des rachats les plus importants dans le domaine des nouvelles technologies. 

La FTC laisse la transaction suivre son cours

Il reste néanmoins quelques obstacles à lever, notamment du côté des autorités de la concurrence dans le monde entier. En Europe, Bruxelles n'a pas encore rendu son verdict, mais cela n'est plus qu'une question de semaines et il en serait de même pour Pékin. Aux États-Unis, le délai de saisie de la Federal Trade Commission s'est écoulé hier sans que l'autorité ne lève le petit doigt, ce qui se traduit légalement comme un feu vert.

Du côté des actionnaires d'EMC, l'opération n'a toujours pas été validée et pourrait poser quelques problèmes. Si un fonds activiste milite en faveur de ce rachat et devrait être suivi par une part non négligeable de l'actionnariat, les conditions de la transaction peuvent poser quelques soucis à Dell, qui va déjà devoir lever 50 milliards de dollars de dette. 

Too big to fail

Les termes de l'opération prévoient en effet que le montant final varie en fonction du cours boursier de VMware, or celui-ci a perdu plus de 35 % depuis l'annonce du rachat. Cette baisse est principalement due aux actionnaires de l'éditeur de logiciel qui ne voient pas d'un très bon œil l'arrivée de Dell dans leurs affaires.

Forcément, cela va influer fortement sur le montant final de l'opération et peut-être suffisamment pour faire basculer certains actionnaires vers un « non » catégorique. Une telle issue serait problématique pour les deux entreprises qui sont contractuellement tenues à des pénalités allant de 4 à 6 milliards de dollars pour Dell et de 2 à 2,5 milliards de dollars pour EMC, si jamais l'affaire venait à capoter.


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