Facebook ne va pas proposer un bouton « Je n'aime pas », mais permettre d'exprimer de l'empathie

Clickbait or not clickbait, that's the question 153
En bref
image dediée
Crédits : dolphfyn/iStock/Thinkstock
Reseaux Sociaux
Par
le mercredi 16 septembre 2015 à 09:30
David Legrand

« Facebook prépare un bouton Je n'aime pas » peut-on lire çà et là depuis cette nuit. Mais en fait, non. Car si le réseau social travaille bien sur un nouveau bouton, il est plus question d'exprimer son empathie que son mécontentement.

Hier, Mark Zuckerberg participait à une session de questions/réponses diffusée publiquement. La vidéo est accessible par ici, et une annonce a particulièrement fait réagir. En effet, lors de son intervention, le patron de Facebook a livré cette petite phrase : 

« Vous savez, je pense que les gens ont demandé un bouton Je n'aime pas depuis des années, et peut être que des centaines de personnes nous ont questionnés à ce propos. Aujourd'hui est un jour spécial, car je peux effectivement affirmer que nous travaillons dessus, et que nous sommes très proches de livrer une version de test. »

Si l'on s'arrête là, il y a de quoi penser que le tant attendu bouton « Je n'aime pas », qui a déjà fait l'objet de nombreuses rumeurs et génère pas mal de clics, va arriver. Mais un Q&A de près d'une heure ne se résume jamais à une simple phrase, et il faut aller plus loin dans la déclaration de Zuckerberg pour comprendre le plan de Facebook en la matière. 

Savoir aller au-delà d'une simple phrase

La société l'a d'ailleurs bien compris, et a de son côté livré la vidéo complète de l'évènement, ainsi qu'un clip de quelques minutes reprenant le passage complet sur la question. Pour autant, une partie de la presse a directement décidé de titrer sur l'arrivée d'un bouton dédié au mécontentement, alors qu'il est finalement plus question d'empathie. De quoi inspirer aussi les plus taquins, qui y voyaient là une belle expression de l'esprit français au sein de Facebook :

Quoi qu'il en soit, dans la suite de son message, Mark Zuckerberg se veut plus mesuré : « Cela nous a pris du temps pour en arriver là. Nous ne voulions pas juste proposer un bouton Je n'aime pas et transformer Facebook en un forum pour les gens peuvent voter pour ou contre les publications de chacun. Cela ne ressemble pas au genre de communauté que nous voulons créer ». Pour le réseau social, il serait en effet contre-productif de proposer à chacun d'exprimer son mécontentement sur les publications qui concernent parfois des moments très personnels des utilisateurs, on imagine ainsi les dérives, que ce soit concernant les grognons primaires de notre entourage ou des membres plus malveillants.

Facebook veut aussi être le lieu où l'on partage ses moments difficiles en toute quiétude

Là où le site semble avoir tapé juste, c'est qu'il a compris qu'il y avait par contre un réel besoin de proposer un moyen de montrer son empathie. Lorsque l'un de vos amis perd un proche ou vit un moment difficile, vous n'êtes pas toujours à l'aise pour laisser un commentaire, et il n'est pas question de placer un « J'aime ».

C'est dans ce sens qu'une nouvelle fonctionnalité va être testée puis éventuellement généralisée. La forme semble déjà définie, même si la phase d'essais sera déterminante : « C'est étonnamment assez compliqué de permettre une interaction de manière si simple [qu'un appui sur un bouton]. Mais nous avons une idée que nous allons bientôt être prêts à tester, et en fonction du résultat, nous l'étendrons de manière plus large » précise Zuckerberg.

Aucune autre information n'est pour le moment apportée, il faudra donc voir s'il s'agit d'un bouton unique, de la possibilité de s'exprimer rapidement via un smiley générique ou une autre solution plus innovante. Dans tous les cas, il faudra attendre une annonce officielle ou les premiers tests, pour en savoir plus. La seule chose qui est sûre à l'heure actuelle, c'est qu'il n'est pas question d'un bouton « Je n'aime pas ».


chargement
Chargement des commentaires...