Au Royaume-Uni, 4 ans de prison pour l'administrateur du site de streaming FastPassTV

Légen-Derry 91
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Crédits : fergregory/iSotkc/Thinkstock
Justice
Xavier Berne

Paul Mahoney, ancien administrateur du site FastPassTV, a écopé hier d’une peine de quatre ans de prison, dont deux ans ferme. L’intéressé avait plaidé coupable devant la justice britannique.

Comme le rapporte The Guardian, ce Britannique de 29 ans avait mis sur pied plusieurs sites depuis 2007, ce qui lui avait valu différents avertissements de la part des autorités. Le plus connu d’entre eux était probablement FastPassTV, un site qui permettait jusqu’à sa fermeture en 2013 d’accéder à des films et séries en streaming. Si chaque utilisateur pouvait partager ses liens, Paul Mahoney était accusé d’avoir lui-même uploadé des vidéos illicites sur des sites tiers, afin de doper la fréquentation de FastPassTV.

Durant le procès, le préjudice porté aux ayants droit avait été évalué à 120 millions de livres, soit environ 165 millions d’euros. Il était reproché à l’intéressé d’avoir généré près de 300 000 livres de revenus publicitaires. Lors d’une perquisition au domicile de Paul Mahoney, en 2011, 82 400 livres avaient d’ailleurs été saisies en liquide, outre trois ordinateurs.

300 000 livres de revenus publicitaires

L’accusé, présenté comme vivant encore chez ses parents, avait fini par plaider coupable en début d’année des différents chefs d’accusation qui pesaient à son encontre – dont distribution d’œuvres protégées. La Court Crown de Derry (Irlande du Nord) l’a ainsi condamné hier à quatre ans de prison. La moitié de cette peine sera cependant purgée sous forme de conditionnelle.

Si cette sanction se situe globalement dans la droite lignée des décisions rendues outre-Manche (le responsable du site Dancing-Jesus avait par exemple écopé l’an dernier de trois ans de prison), elle demeure cependant plus sévère que celles généralement infligées par les juridictions françaises. La plupart du temps, les administrateurs de sites de piratage sont en effet condamnés à des peines de prison avec sursis – outre des dommages et intérêts dépassant de plus en plus régulièrement le million d’euro. On note toutefois quelques exceptions, à l’image de Wawa-Mania, dont le gérant a écopé il y a quelques mois d’un an de prison ferme.


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