Avec l'arrivée d'Edge, Microsoft ne veut plus de Silverlight

Au revoir les ActiveX 67
En bref
image dediée
Web
Vincent Hermann

Dans un billet paru jeudi, Microsoft aborde la transition de l’industrie des médias vers le HTML5 et de nouveaux systèmes de gestion des DRM. Rappelant que le monde évolue vers une disparition des plugins, il encourage notamment les développeurs se servant encore de Silverlight à abandonner cette technologie.

Chrome s’est débarrassé en avril du vieux protocole NPAPI, avec une disparition complète du support prévue pour septembre (on peut encore l’activer via un flag « enable-npapi »). L’arrivée d’Edge dans Windows 10 marquera pour Microsoft un abandon complet des plugins tiers, à l’exception notable du lecteur Flash qui sera directement intégré dans un espace isolé.

ActiveX et Silverlight passent à la trappe

Le choix de Microsoft avec Edge passe notamment par la coupure avec les contrôles ActiveX, ce qui affecte directement l’une de ses propres technologies : Silverlight. On rappellera qu’elle permet, comme Flash ou l’environnement AIR, de bâtir des solutions complètes, notamment pour tout ce qui touche aux flux vidéo. Edge devenant le navigateur par défaut dans Windows 10 (et le seul d’ailleurs dans la version Mobile du système), les utilisateurs se retrouveront mathématiquement dans l’impossibilité de lire de tels contenus. À moins bien sûr qu’ils lancent Internet Explorer 11, qui sera là pour assurer justement une mission de compatibilité.

Pour Microsoft cependant, ce choix radical ne devrait pas être un problème… si les développeurs ont suivi les tendances sur les technologies DASH (flux vidéo adaptatif), MSE (prefetching et mise en tampon), EME (gestion des DRM) et CENC (qui permet à plusieurs systèmes différents de DRM de lire la même vidéo protégée), toutes supportées par Edge. En clair, il faut se tourner vers le HTML5 et finaliser les transitions en cours, Windows 10 étant sur le point de débarquer sur un grand nombre de machines.

Les chaînes de TV et services de (S)VOD vont devoir faire leur transition vers HTML5

On note que cette transition, annoncée de longue date, a déjà bien été prise en compte. Ainsi, on a déjà vu Netflix sauter le pas il y a un moment, mais plus récemment des acteurs comme le groupe Canal ont fait de même. Ce dernier a en effet mis en place un lecteur HTML5 (rx-player) pour MyCanal et CanalPlay, dont le code est distribué dans un dépôt GitHub sous licence Apache.

Reste le cas d'OCS qui avait promis un tel changement sans qu'il ne soit encore mis en place. Mais nombreuses sont encore les chaînes à reposer sur des solutions autres que HTML5 pour le moment, M6 exploitant par exemple toujours Flash pour l'ensemble de l'interface de son 6Play sur ordinateur par exemple.

Évidemment, tous les possesseurs du système n’utiliseront pas le nouveau navigateur et beaucoup se servent de Chrome et Firefox notamment (qui peuvent toujours se servir de Silverlight). Par ailleurs, Silverlight continuera d’être supporté par l’éditeur pour les contenus dans Internet Explorer 11 ou les applications dédiées.


chargement
Chargement des commentaires...