Une direction interministérielle du numérique pourrait voir le jour à la rentrée

La DINSIC, dans la peau 17
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Crédits : mucahiddin/iStock/ThinkStock
Loi
Xavier Berne

Une « Direction interministérielle du numérique et des systèmes d’information et de communication » verra-t-elle le jour d’ici la rentrée de septembre ? C’est en tout cas le projet auxquels se sont attelés les pouvoirs publics, en vue d'un rapprochement entre les services de la DISIC, du pôle innovation de la DIMAP et de la mission Etalab.

Décloisonner les services du SGMAP

Rien n’a encore été officiellement acté, mais un projet de décret a selon Acteurs Publics été rédigé en vue d’une réorganisation des services du Secrétariat général de modernisation de l’action publique (SGMAP). Mise en place fin 2012, cette institution chargée de conseiller le gouvernement et d’animer de nombreux projets en lien avec les services publics numériques (Mes-aides.gouv.fr, France Connect, etc.) regroupe actuellement en son sein la Direction interministérielle pour la modernisation de l'action publique (DIMAP), la Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication de l'État (DISIC), de même que la mission Etalab – en charge de l’ouverture des données publiques.

L’idée, d’après nos confrères, serait de remplacer ces structures par deux nouvelles directions, « avec d’une part, les services liés au développement numérique et d’autre part, l’ensemble des services d’appui et d’accompagnement des acteurs publics partenaires du SGMAP dans la mise en place des réformes ». Une nouvelle Direction interministérielle du numérique et des systèmes d’information et de communication (DINSIC) serait ainsi créé, et rassemblerait l’actuelle DISIC, la mission Etalab, ainsi que le service « Innovation et services aux usagers » de la DIMAP.

organigramme SGMAP DISIC
Organigramme actuel du SGMAP - Crédits : SGMAP

« L’objectif est d’avoir une fusion, afin que les services puissent réellement travailler main dans la main » nous confie une source proche du dossier. Et pour cause. Les fonctionnaires de la DISIC et de la DIMAP collaborent parfois sur des projets communs, mais des barrières internes subsistent et font que les agents avancent souvent dans leur coin. En mettant en place ces deux directions sous l’égide du SGMAP, la DINSIC serait spécialement chargée de la mise en œuvre des projets, de A à Z.

Pousser les nouvelles « start-ups d’État »

Cette possible réorganisation interviendrait alors que le gouvernement, invité par le Conseil national du numérique à revoir le « rôle » et les « moyens » alloués au SGMAP, a annoncé le 18 juin qu’une dizaine de « start-ups d’État » seraient « progressivement déployées, d’ici 2017, dans des domaines variés ». Autant de projets qui pourraient prendre pleinement pied grâce à cette nouvelle direction, nous explique notre source. « Ces petites équipes, inventives et réactives, seront dimensionnées pour répondre à un problème précis. Ces structures resserrées, évoluant dans un calendrier d’à peine quelques mois, compteront typiquement un « coach », pour diriger l’équipe, un chef de projet, pour s’assurer du respect du cahier des charges et de la qualité du résultat, et deux développeurs informatiques » affirmait pour sa part le gouvernement dans son dossier de présentation afférant à sa stratégie numérique.

Restera enfin à savoir qui prendra la tête de cette nouvelle direction, tout en sachant Jacques Marzin, le numéro un de la DISIC, n’est plus très loin de la retraite ; et qu’Henri Verdier cumule déjà ses fonctions d’Administrateur général des données avec celles de directeur de la mission Etalab.


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