Les États-Unis dressent leur « liste noire » des sites pirates

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En bref
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Crédits : jmiks/iStock/Thinkstock
Justice
Xavier Berne

Les États-Unis viennent d’actualiser leur liste noire des sites Internet accusés de permettre le téléchargement illégal de milliers de films, séries, musiques, etc. Si les noms changent progressivement d’années en années, force est de constater que le nombre de cibles à abattre n’évolue guère.

Le ministère américain du commerce, plus connu sous le sigle USTR – pour United States Trade Representative – a dévoilé hier sa traditionnelle liste des « marchés notoires » en matière de contrefaçon et d’atteintes au copyright (PDF). À nouveau, les sites et services en ligne accusés de causer de lourds préjudices aux ayants droit sont épinglés publiquement. Voici le « palmarès » de cette année :

  • Hébergeurs de fichiers :

Rapidgator.net
Uploaded.net
Zippyshare.com
Ulozto.cz
Nowvideo.sx
Movshare.net
Novamov.com

  • Sites de liens torrent :

Extratorrent.cc
Kickass.to
Torrentz.eu (et « .me », « .ch » et « .in »)
Bitsnoop.com
Rutracker.org
Yts.re

  • Sites de liens de téléchargement direct :

Baixeturbo.org
Bajui.com
Darkwarez.pl
Free-TV-video-online.me
Putlocker.is

  • Autres :

4shared.com (site de liens de téléchargement direct et de streaming)
vKontakte.com (réseau social russe)
Zing.vn (réseau social vietnamien)
Cuevana.tv (site proposant le téléchargement de l’application Storm, similaire à Popcorn Time)
Tucows.com (registraire de noms de domaine)

La France félicitée, le rapport Imbert-Quaretta vivement salué

Par rapport à l’année dernière, cette liste n’a que peu changé (voir notre article de l'année dernière). On remarque principalement la disparition de The Pirate Bay, qui a été rendu inaccessible pendant près de deux mois suite à une opération de la police suédoise. Le célèbre galion a toutefois rouvert ses portes depuis début février. Wawa-Mania est lui aussi absent de cette liste noire, le rapport de l’USTR expliquant ce changement par des « évolutions positives » ayant eu lieu en 2014 grâce aux autorités françaises. Ce site francophone de liens de téléchargement direct semble pourtant fonctionner comme avant...

Fait intéressant, les États-Unis félicitent le gouvernement français pour son « dialogue constructif avec les acteurs en présence ». La remise du rapport de Mireille Imbert-Quaretta sur les « outils opérationnels de prévention et de lutte contre la contrefaçon en ligne » est tout particulièrement saluée. Les préconisations de la présidente de la commission de protection des droits de la Hadopi (chartes pour les publicitaires et intermédiaires de paiement, injonction de retrait prolongée, etc.) font pour rappel l’objet de travaux interministériels.

Le rapport de l’USTR dresse enfin une liste des endroits où la contrefaçon physique demeure à ses yeux très importante. Sont principalement épinglés des pays d’Amérique du Sud (Argentine, Équateur, Brésil...) et d’Asie (Inde, Chine, Thaïlande...).


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