L’État va consacrer 2,5 millions d’euros à des projets Open Data

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Crédits : Jwyg - Flickr (CC BY-SA 2.0)
Loi
Xavier Berne

Dans le cadre des investissements d’avenir, la Caisse des Dépôts a lancé la semaine dernière un appel à projets visant à « amplifier le mouvement d’ouverture et de partage de données publiques ouvertes et gratuites ». Les pouvoirs publics veulent tout particulièrement pousser au développement de nouvelles plateformes de diffusion de données.

Une enveloppe de 2,5 millions d'euros pour 10 projets d'amorçage

Alors que le portail national d’Open Data « data.gouv.fr » rassemble de plus en plus de données (statistiques de l’INSEE, géolocalisation des adresses postales, informations parlementaires...), l’objectif est de trouver des ministères capables de porter des projets à même d’accélérer tant la diffusion de données que leur réutilisation. Et ce au profit des citoyens comme des entreprises, voire de l’administration elle même.

Au total, 2,5 millions d’euros devraient être mis sur la table pour les 10 projets retenus. Les projets financés seront des projets dit d’amorçage, puisqu’ils devront consister en « des expérimentations (preuve de concept) dont les effets sont rapidement évaluables et qui sont appelé à être, dans un deuxième temps, abandonnés ou développés, selon les résultats produits ». Si seuls certaines institutions publiques – ministères, établissements ou opérateurs publics,... – sont autorisées à jouer le rôle de l’entité porteuse du projet, celles-ci pourront néanmoins se faire accompagner de nombreux autres acteurs : collectivités territoriales, start-ups, associations, etc.

Vers de nouvelles plateformes de diffusion

Plus concrètement, ce sont deux grands types de projets qui sont attendus. Premièrement, il s’agit de développer de nouvelles plateformes de diffusion de données. « L’ouverture et le partage des données publiques reposent encore souvent sur la mise à disposition de données telles qu’elles proviennent nativement des systèmes d’information historiques des administrations. Ces données sont produites par une grande variété d’acteurs : services distincts au sein d’une même administration, services déconcentrés, collectivités... Ces données gagneraient, dans de nombreux cas, à être regroupées pour être mises en résonnance et gagner un sens nouveau, pour créer des descripteurs du réel et des référentiels les plus complets possibles » explique l’appel à projets.

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Données enrichies à partir du site « data.enseignementsup-recherche.gouv.fr »

Derrière ces mots, l’on devine qu’il est question de favoriser l’émergence de portails similaires à celui ouvert l’année dernière par le ministère de l’Enseignement supérieur, et qui fut vivement contesté par l’association Regards Citoyens. Si les données qu’il propose sont enrichies et valorisées, par exemple grâce à des outils de géolocalisation, celles-ci n’en demeurent pas moins synchronisées avec le portail national d’Open Data, data.gouv.fr (pour en savoir plus, voir notre reportage).

Davantage d'applications visant à la réutilisation des données publiques

Deuxièmement, l’appel à projet tend au développement d’applications visant à la réutilisation de données publiques. « De nombreux exemples montrent l’intérêt qu’il peut y avoir pour une administration à compléter ses propres données par des données produites par les utilisateurs, à faire qualifier leurs données par les utilisateurs, à intégrer leurs données dans la définition ou dans le pilotage des politiques publiques. » De manière finalement assez classique, les pouvoirs publics cherchent à mettre en valeur leurs données, dans une forme qui reste toutefois à la liberté du porteur de projet.

Les candidats doivent déposer leurs dossiers avant le 24 mars à 17 heures. Les lauréats seront sélectionnés par un jury avant le mois de juin. Pour plus de détails sur cet appel à projets, vous pouvez vous rendre sur cette page


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