Dragon Age Inquisition : « il y a le bon, et le mauvais DLC »

Le mauvais DLC, il voit un joueur... 78
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Kevin Hottot

Electronic Arts a un lourd passif en matière de politique commerciale autour des DLC. L'éditeur est réputé pour utiliser assez largement ce système, que les joueurs n'apprécient pas toujours. Dans le cas de Dragon Age : Inquisition, l'éditeur a cependant décidé d'avoir la main légère, et de favoriser l'arrivée de mises à jour gratuites.

Si l'on regarde du côté des derniers titres majeurs lancés, qu'il s'agisse de Borderlands : The Pre-Sequel, Assassin's Creed Unity, Call of Duty : Advanced Warfare, ou même de Mario Kart 8, tous seront accompagnés de DLC. Bien que ce modèle économique soit décrié, nombre de joueurs semblent toutefois s'en satisfaire. Certains d'entre eux y trouvent leur compte en rallongeant la durée de vie de leurs titres préférés, d'autres crieront au scandale du « jeu en kit », mais au final l'éditeur, lui, gonfle son chiffre d'affaires et c'est tout ce qui compte.

Le procédé est d'ailleurs très lucratif. Chez Electronic Arts par exemple, la vente de DLC et les micro-transactions ont généré 820 millions de dollars sur 12 mois glissants, quand l'entreprise réalisait un chiffre d'affaires d'environ 4 milliards de dollars. Ce type de produit compte donc pour environ 20 % des revenus de la société, l'éditeur ne pourrait pas s'en passer totalement.

« J'ai compris, les DLC sont supposés être le diable »

Lors d'un entretien avec nos confrères de VG247, réalisé à l'occasion de la Pax Australia, Mike Laidlaw, le « Lead Designer » de Dragon Age : Inquisition, s'est exprimé au sujet des DLC, et l'homme a un avis plutôt tranché sur la question : « J'ai compris, les DLC sont supposés être le diable. Je pense qu'il y a le bon et le mauvais DLC. Le mauvais DLC donne l'impression qu'il a été délibérément arraché au reste du jeu puis gardé au frais. Nous ne ferons pas ça ». 

BioWare et EA semblent en effet avoir opté pour une politique un peu plus sage concernant les contenus additionnels pour le prochain volet de la saga Dragon Age, inspirée par un des anciens succès du studio. « Ce que nous allons faire se rapproche de ce que l'on a fait avec Mass Effect, où nous avons ajouté gratuitement des packs de contenu, disponibles pour tous. Un peu comme des patchs », affirme le responsable. « Vous les attrapez, vous les téléchargez et vous pouvez jouer avec comme vous voulez. Et puis il y a un système "payez ou jouez", donc vous pouvez gagner de l'or en jouant, ou l'acheter par micro-transactions si vous voulez ». Pas de DLC payants donc, mais des micro-transactions pour arrondir les fins de mois de BioWare.

BioWare voit en fait son jeu comme un service, et cherchera donc à le faire évoluer avec le temps, sans surcoût pour l'utilisateur. Ces ajouts concerneront uniquement le mode multijoueur, et rien n'est prévu pour le mode solo, un modèle qui n'est pas sans rappeler celui utilisé par Rockstar pour GTA V et GTA Online. L'un n'a pas évolué d'un pouce en l'espace d'un an, tandis que l'autre a vu son contenu s'élargir au fil des mois.

Quoi qu'il en soit, sachez que Dragon Age Inquisition sera disponible en Europe à partir du 20 novembre prochain, sur PC (Windows uniquement) PS3, PS4, Xbox 360 et Xbox One. Les précommandes sont bien sûr ouvertes, et il vous en coûtera entre 50 et 75 euros selon la plateforme et la version choisie. Une mouture « Deluxe » du jeu propose ainsi divers bonus comme des armes et des montures supplémentaires.


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