L'Hadopi diffusera le catalogue de plusieurs plateformes VOD en Open Data

Offrelegale2.fr 18
En bref
image dediée
Hadopi
Marc Rees

La Hadopi révèlera très prochainement une solution pour rapprocher davantage l’offre légale des internautes. Ce projet en couveuse depuis mars prendra la forme d'un catalogue de données ouvertes issues de plateformes labellisées spécialisées dans la vidéo à la demande. 

La semaine prochaine, la Hadopi publiera son rapport annuel. À cette occasion, la Haute autorité compte bien dévoiler un projet dans ses cartons depuis le début de l’année 2014. L’idée ? Proposer dans un format ouvert le catalogue d’une série de plateformes d’offres légales actuellement labellisées sur OffreLegale.fr.

Des données disponible sur Wikidata ou data.gouv.fr

« On a demandé aux plateformes de nous envoyer leur catalogue avec pour objectif de trouver un format homogène pour les compiler, nous précise Pauline Blassel, secrétaire générale adjointe de la Hadopi. Une fois organisées, ces données seront rendues publiques sur Wikidata ou Etalab pour que quiconque veut les référencer puisse le faire. »

La Hadopi espère ainsi que cette initiative jouera un rôle moteur. « Tous les acteurs pourront en effet s’en emparer pour les référencer ». L’idée est aussi d’aller plus loin qu’Offrelegale.fr, qui se contente pour l’heure de labelliser des sites. Et pour cause : « l’internaute cherche une œuvre, non un site » ajoute Pauline Blassel.

Pour l’heure, huit plateformes ont répondu favorablement à la Hadopi. On compte notamment dans leur rang des acteurs de la vidéo à la demande (avec ou sans abonnement) Arte, VideoFutur, Imineo, LoveMyVod, Universciné et Carlotta. En face, des acteurs comme mySkreen seraient également intéressés.

Un doublon avec le projet du CNC ?

Ce projet ne fera-t-il pas doublon avec celui concocté depuis cet été par le CNC ? Selon nos informations, celui-ci proposera dans un délai encore indéterminé une interface de programmation (API, en anglais) glanant les offres des plateformes VOD respectueuses avec l’exception culturelle. Cette API serait alors injectée sur des sites comme Allocine.fr ou Premiere.fr pour informer les internautes sur la disponibilité de tel ou tel film sur les plateformes partenaires. On peut très bien imaginer du coup que l'API en question butine en plus les données diffusées par la Hadopi.

Une question demeure cependant : quid de Netflix, dont la situation fiscale avantageuse fait l’objet de vives critiques par l’audiovisuel français ? De son côté, la Hadopi se dit prête à jouer le jeu avec cet acteur américain puisque sauf preuve du contraire, cette plateforme est aujourd’hui parfaitement légale.


chargement
Chargement des commentaires...