Windows 10 devrait revoir complètement son mécanisme de mise à jour

La prédictibilité n'est pas toujours un défaut 152
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Vincent Hermann

Le mécanisme de mise à jour de Windows 10 devrait réserver certaines surprises. Des signes présents dans la préversion technique pointent en effet vers l’utilisation de plusieurs canaux, comme on peut en trouver dans les navigateurs. Ainsi, les particuliers n’auraient pas le même cycle que les entreprises, mais chaque utilisateur pourrait finalement choisir.

La Technical Preview renferme quelques secrets

L’imprédictibilité a longtemps marqué les mises à jour de Windows. Comme l’explique Ars Technica, les utilisateurs (particulièrement dans le monde professionnel), ne savaient jamais vraiment à quoi s’attendre. Les Service Packs par exemple n’étaient pas censés apporter de nouvelles fonctionnalités, mais beaucoup l’ont fait, jusqu’au SP2 de Windows XP, qui a même forcé le trait sur la sécurité aux dépens de la compatibilité logicielle. La situation a depuis évolué, les Service Packs n’étant plus proposés sur Windows et les mises à jour de sécurité étant depuis quelques années proposées sur une base mensuelle.

La voie envisagée avec Windows 10 semble très différente. Microsoft souhaite proposer en effet une plateforme commune, mais les besoins peuvent radicalement changer d’un utilisateur à un autre. Avec Windows 8, l’éditeur a déjà révisé sa manière de faire et a annoncé récemment que le système recevrait simplement des mises à jour mensuelles pour que la plateforme évolue en douceur. Le nouveau système reprend ce concept, mais en l’améliorant.

Dans l’actuelle Technical Preview (téléchargée plus d'un million de fois en deux semaines), des signes pointent vers un nouveau mécanisme qui prendrait en charge plusieurs scénarios d’évolution. Il y a d’abord l’outil de mise à jour standard livré avec la préversion et qui permettra de récupérer toutes les nouvelles versions de test. Mais avec quelques modifications de la base de registre, on active des réglages cachés qui permettent de choisir entre une évolution rapide ou non, Microsoft prévenant que le cycle court peut amener davantage de bugs.

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Des cycles d'évolution en fonction des utilisateurs

Selon Ars Technica, qui cite des sources internes à Microsoft, ce système préfigure de ce que permettra Windows Update dans Windows 10 :

  • Un cycle classique installera automatiquement toutes les mises à jour de sécurité et les nouvelles fonctionnalités
  • Un intermédiaire installera les mises à jour de sécurité, mais permettra de sélectionner les nouvelles fonctionnalités qui doivent être installées
  • Un dernier permettra de n’installer que les correctifs de sécurité

Pour nos confrères, l’interprétation est simple. Le premier cycle sera destiné aux particuliers qui sont habitués à recevoir toutes les nouveautés dès qu’elles sont disponibles, tandis que le troisième sera appliqué à des machines plus « critiques ». Quant à celui du milieu, il pourrait être le scénario par défaut dans le monde professionnel, les administrateurs faisant le choix de ce qui doit être installé ou non.

Un changement qui pourrait réduire la fragmentation 

Il s’agirait évidemment d’un changement important puisqu’il permettrait aux structures qui veulent avant tout garder une certaine version précise du système de bloquer toute évolution du champ fonctionnel. Il ne serait donc plus question de gros Service Packs forçant les entreprises à vérifier la compatibilité de leurs solutions. Une situation qui, jusqu’à aujourd’hui, a eu un impact négatif majeur pour Microsoft : en plus des changements d’habitudes, les plans de migration nécessitent de nombreux tests et cette masse de travail diffère d’autant la mise en place des systèmes plus récents.  Cette méthode est en conséquence une importante composante de la fragmentation.

Il serait intéressant de voir si la firme compte mettre en place un nouveau système de réinstallation complète de Windows. La version 8 a apporté deux outils assez puissants dans cette optique, mais ils ont le désavantage de réclamer le support contenant le système. Windows créant déjà des partitions de sécurité pour utiliser ces outils, l’éditeur pourrait par exemple y inclure une fonction de téléchargement d’image ISO. Elle récupèrerait donc automatiquement le système pour l’installer, à la manière de ce que propose OS X. Avantage : c’est toujours la dernière révision du système qui est téléchargée, ce qui évite ensuite d’avoir à installer un torrent de mises à jour.


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