Revue de presse : Destiny, le jeu que l'on adore détester

Inutile de fuir ou de lutter... 136
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Kevin Hottot

Alors que Destiny est disponible depuis la semaine dernière, les premiers tests commencent à fleurir sur la toile. Les 500 millions de dollars investis par Activision ont-ils permis l'éclosion d'un chef-d'œuvre ? Pas vraiment si l'on en croit nos quelques confrères, qui d'une seule voix, parlent plutôt d'un titre formaté, sans grande surprise.

À moins que vous n'ayez passé les six derniers mois au fond d'une grotte, vous avez forcément entendu parler de Destiny, le dernier blockbuster d'Activision Blizzard. Fort d'un budget de 500 millions de dollars, le titre a fait couler beaucoup (trop ?) d'encre dans la presse, et s'affiche partout : à la télévision, dans les journaux, sur les murs... difficile donc de passer à côté. 

Est-ce un gage de qualité ? Pas vraiment si l'on en croit les quelques tests publiés par nos confrères ces derniers jours. Destiny n'y apparait pas comme un mauvais jeu, ou comme un titre loupé, mais seulement comme une création beaucoup trop formatée, qui essaye de plaire à tout le monde. Un peu comme un Big Mac en somme. Si l'on veut du goût, il existe des tas de hamburgers plus intéressants, mais si l'on cherche juste à caler une dent creuse, il reste très correct et remplit son rôle, sans offrir la moindre surprise.

Dans le cas de Destiny, nous avons d'un côté une direction artistique et des graphismes de très bonne qualité, que l'ensemble de nos confrères reconnait, mais par contre du côté du gameplay, l'enthousiasme retombe assez vite. Les missions sont répétitives, l'intelligence des ennemis est très artificielle, le contenu manque de consistance et les aspects sociaux vantés par l'éditeur sont aussi fades que le cheddar de ce bon vieux Big Mac.

Pourtant malgré ces ingrédients peu ragoutants, la recette semble fonctionner. Activision assure avoir vendu pour 500 millions de dollars de jeux aux revendeurs pour le lancement (ce chiffre ne vous rappelle rien ?) et le titre est en tête des ventes au Royaume-Uni, où il a réussi un meilleur démarrage que Watch_Dogs. En bref Destiny c'est un peu comme les fast-foods, on adore les détester, mais au final, on finit toujours par s'y retrouver, parce qu'un ami à envie d'un hamburger et qu'on a pas envie de le vexer. Les tests de nos confrères vous en convaincront.

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