L’album de Kim Dotcom retiré un temps de MEGA sur demande de majors

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Justice
Xavier Berne

MEGA a supprimé il y a quelque jours l’accès à la page qui permettait de télécharger l’album « Good Times », de Kim Dotcom. Problème : ce retrait a été effectué par l’hébergeur suite à une demande illégitime signée d’une puissante organisation de majors de la musique.

Kim Dotcom n’est pas seulement connu pour être le fondateur de MegaUpload, l’hébergeur de fichiers ayant dû fermer ses portes en janvier 2012 suite à une action coup de poing du FBI. Le trublion a en effet sorti cette année un album, intitulé « Good Times », lequel peut être téléchargé gratuitement et légalement sur MEGA, le successeur de MegaUpload.

Mais le 1er septembre, la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI) a demandé à MEGA de supprimer l’accès à la page permettant de télécharger cet album, au motif qu’il y aurait atteinte aux droits d’auteur détenus par ses membres (Universal, Warner, EMI, etc.). TorrentFreak rapporte ainsi que l’hébergeur a reçu une requête DMCA émanant du puissant lobby de la filière musicale, lequel affirmait que le copyright relatif à des artistes tels que Green Day, Eminem ou encore U2 était violé. Mais à aucun moment, le nom de Kim Dotcom n’était mentionné.

Suite à cette demande, l’hébergeur a quoi qu’il en soit coupé l’accès au fichier, dont le téléchargement a donc été impossible pendant environ une journée. « Il s’agissait clairement d’une demande de retrait incorrecte » raconte aujourd’hui Stephan Hall, de MEGA, interrogé par nos confrères. C’est en effet Kim Dotcom, qui, s’apercevant de ce blocage illégitime, a réclamé le retour de son album sur MEGA.

Aujourd'hui, le fichier est de nouveau disponible au téléchargement, mais l’affaire permet de souligner une fois de plus les limites des demandes de retraits envoyées en masse par les ayants droit. « Cela signifie que quelqu’un à l’IFPI ne fait pas son job et que leurs demandes de retrait ne peuvent pas, d’une manière générale, être considérées comme fiables » a ajouté Stephen Hall. Cet épisode permet aussi de rappeler que les hébergeurs, qui n’ont pas toujours le temps ou les moyens de vérifier en détail chaque requête, en viennent parfois par retirer à tort certains fichiers qui leur ont été signalés par les ayants droit.


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