Open webOS devient LuneOS, disponible dans une première mouture

Mais seulement sur un nombre limité d'appareils 22
En bref
image dediée
Crédits : Anson Ki/iStock/ThinkStock
OS
Vincent Hermann

L’histoire de webOS est un véritable roman dont a émergé Open webOS il y a environ deux ans. Le projet n’avance pas forcément vite, mais des progrès ont été réalisés, et alors qu’une nouvelle version est disponible, la plateforme adopte un nouveau nom : LuneOS.

Il ne faudra donc plus l’appeler Open webOS, ses développeurs ayant opté pour une appellation capable de mieux différencier le système. Ce dernier est né de l’abandon de webOS par HP en 2011, aboutissant à la publication du code source, puis au fork que l’on connait. Ce qui ne signifiait pas pour autant la mort de webOS lui-même puisque le produit a été racheté par LG pour en équiper une partie de ses téléviseurs connectés. On est bien loin du projet initial, lancé par Palm, et qui devait être le grand renouveau de ses smartphones.

L’équipe en charge du développement d’Open webOS a donc annoncé lundi que le système s’appellerait désormais LuneOS. Elle explique que le nom vient évidemment du mot français Lune, qui fait lui-même référence au composant central de l’interface de webOS : LunaSysMgr. Elle en profite également pour présenter dans un communiqué le chemin parcouru, et pour cause : la dernière version réellement disponible aux testeurs était une alpha 2 publiée en juin 2013.

luneos webosluneos webos

Le cycle de développement est donc un roulement où chaque version aura son propre nom. La première se nomme « Affogato » et l’équipe insiste sur un point très clair : il n’est pas question de concurrencer iOS et Android sur le plan des fonctionnalités, mais plutôt de fournir un ensemble de fonctions de base qui pourront s’utiliser de la manière que les fans de webOS appréciaient tant. Le projet se concentre par ailleurs sur deux appareils : le Nexus 4 et le TouchPad de HP. Les Galaxy Nexus et Nexus 7 fonctionnent mais ne seront plus maintenues lors des prochaines versions.

Et effectivement, ce qui fonctionne est actuellement assez basique. On peut bien entendu passer des appels, envoyer et recevoir des SMS, naviguer sur le web, gérer ses comptes emails ainsi que des outils pour la gestion des comptes, des contacts, un calendrier (mais pas encore terminé) ainsi que des connecteurs pour différents services de Google, Yahoo, owncloud et autres.

En fait, le « retard » pris par les développeurs tient avant tout aux choix technologies qui ont été faits. L’équipe a en effet choisi de réécrire complètement tout ce qui touchait à l’interface en exploitant les dernières révisions des technologies sous-jacentes, en particulier Qt 5.2 avec QML, la version 2 de WebKit et autres. Conséquence, les performances et la flexibilité sont en hausse, mais de nombreux tests ont été nécessaires et tout n’est pas encore parfait, loin de là.

luneos webosluneos webosluneos webos

Et puisque les travaux seront encore nombreux et que les versions vont s’enchainer, LuneOS est muni d’un mécanisme intégré de mise à jour. Les utilisateurs, qui sont pour l’instant surtout des testeurs, pourront donc récupérer directement la dernière mouture par ce biais, le mécanisme prenant ensuite en charge les opérations.

Ceux qui s’intéressent au projet pourront en lire les détails dans l’annonce de LuneOS et de sa première version. Les développeurs du système mobile en appellent également à tous ceux qui voudraient aider en corrigeant les nombreux bugs restants, travailler sur la migration des applications existantes vers la nouvelle base (Enyo 2), écrire de la documentation pour les développeurs d’applications, améliorer le site web et ainsi de suite.


chargement
Chargement des commentaires...