L’amputation des doigts, la solution d’une chanteuse contre le piratage

Et pour le piratage de films X ? 198
En bref
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Crédits : photohomepage/iStock/Thinkstock
Justice
Marc Rees

La chanteuse Nigériane Stella Monye a peut-être trouvé LA solution pour lutter contre le piratage musical. Couper les doigts à ceux qui se livrent à ces téléchargements illicites.

À la NAN, la News agency of Nigeria (NAN), elle regrette que les actions en justice n’aient que peu d’emprises contre ce déluge de clics : « les envoyer devant un tribunal pour être condamné à 10 000 nairas (46 euros, NDLR) ne les dissuadera pas de pirater. Ils paieront et continueront ». Que faire alors ? Elle tranche en faveur d’une autre solution : qu’on leur coupe littéralement les doigts. « En leur coupant les doigts, les pirates arrêteront. Dès l’instant où on tranchera les doigts de deux personnes, les autres stopperont ».

Les ayants droit s'attaquent aux ayants-doigts

L’apprentie bouchère insiste un peu plus : « si leurs doigts sont coupés, leurs mains ne leurs seront d’aucune utilité pour pirater les œuvres ». Cette fine lame estime en effet que « sans une mesure drastique, ils n’arrêteront pas », accusant les adeptes du téléchargement d’appauvrir la condition des artistes. « Nous avons beaucoup parlé à propos du piratage, mais les autorités n’ont pas fait grand-chose pour l’arrêter. »

Si ces petites phrases sentent le fake à plein le nez, la NAN est l’agence de presse nigériane officielle. Restons malgré tout prudent même si l’information a été reprise dans plusieurs médias locaux dont TheCable.NG ou The DailyIndependentnig.com, avant de se répandre ailleurs notamment sur TorrentFreaks.com ou plus près de nous, Actuallite.com.

Des doigts en moins pour être payé rubis sur ongle.

Face à ces doigts d’honneur en moins, nous pourrions en tout cas suggérer une petite adaptation de la réponse graduée, en la confiant à la future Haute Autorité des Doigts Ôtés aux Pirates : premier avertissement, couic l’auriculaire. Deuxième, et voilà le pirate débarrassé de son annulaire. Il continue ? Il sera mis à l’index, et celui-ci à la poubelle. Cet ennemi des saltimbanques persiste ? Pour cet affront majeur, il mangera sur le pouce, débarrassé de ces doigts superflus. Et voilà comment, des armées d’éclopés ne pourront plus applaudir ces chanteuses venues chevroter dans leur quartier, leur soutirer leurs derniers deniers.


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