Affiche anti-Adblock : la DGCIS et le SRI n'en sont pas à l'origine

Quand vérifier est plus complexe que de RT 120
En bref
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Crédits : stevanovicigor/iStock/Thinkstock
Reseaux Sociaux
David Legrand

Depuis ce matin, une image circule, notamment sur Twitter. On peut y lire un message qui serait signé de la DGCIS et du SRI qui indique que « Bloquer, c'est voler ». Contactés, les deux organismes confirment ne pas être à l'origine de cette publicité, qui est donc un faux.

« Bloquer c'est voler. Utilisez-vous un logiciel malveillant sans le savoir ? Supprimer ou bloquer la publicité sur internet entraîne des pertes de revenus considérables pour les entrepreneurs, leurs affiliés, les utilisateurs honêtes et vous-même. Informez vos proches et vos collègues ! »

C'est ce message que l'on pouvait lire au sein d'une affiche diffusée sur Twitter depuis ce matin, apparemment signée de la Direction Générale du la Compétitivité de l'Industrie et des Services (DGCIS) et du Syndicat des Régies Internet. Un message qui assimile les outils tels qu'Adblock à un logiciel malveillant, ce qui serait tout de même fort de café puisque la CNIL en recommande parfois l'usage.

Si le message concernant les revenus des sites internet peut trouver un certain écho, bien qu'étant souvent assez inaudible par les internautes tant certains abusent des pratiques publicitaires, la faute d'orthographe ainsi que le style du message nous paraissaient douteux. Nous avons donc contacté le SRI qui vient de nous confirmer que « cette communication est un fake et nous ne sommes pas à l'origine de sa création et de sa diffusion. », nous précisant qu'une enquête va être menée afin d'en déterminer l'origine. De son côté, la DGCIS a précisé sur Twitter qu'elle n'était pas, elle non plus, à l'origine de cette image :

Mais comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire dans nos colonnes, les problématiques de la publicité, des abus en la matière par certains éditeurs et régies, mais aussi celle des revenus publicitaires des sites touchés par l'utilisation massive d'Adblock restent néanmoins posées. Sans régulation du côté des éditeurs et sans sensibilisation du côté des internautes autres que les messages affichés (pour le moment) par un nombre croissant de site, la situation actuelle ne pourra pas perdurer. Un débat pour le moment occulté par la plupart des acteurs, auxquels tous devront bien faire face à un moment ou à un autre.


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