Bac 2014 : des détecteurs de téléphones portables dans chaque académie

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Crédits : LuckyBusiness/iStock/Thinkstock
Justice
Xavier Berne

L’utilisation des smartphones durant les épreuves du baccalauréat continue d’inquiéter le ministère de l’Éducation nationale. Alors que les principales épreuves doivent débuter lundi, la Rue de Grenelle vient ainsi de rappeler que pour éviter la triche, des détecteurs de mobiles seraient installés dans chaque académie, et circuleraient de manière aléatoire entre les centres d'examen. L’exécutif reste cependant silencieux sur leur nombre, tentant à l'évidence de jouer au maximum la carte de la dissuasion. 

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Au total, ce sont plus de 480 000 candidats qui passeront la semaine prochaine les épreuves écrites des séries générales et technologiques du baccalauréat. Mais alors que de plus en plus d’appareils permettent aujourd’hui de surfer sur le Net et d’accéder ainsi à de nombreuses ressources, le ministère de l’Éducation nationale espère dissuader un maximum d’aspirants tricheurs en laissant présager une détection inévitable de leurs précieux téléphones ou autres tablettes.

Davantage de fraudes détectées l'année dernière

La Rue de Grenelle a ainsi annoncé hier que toutes les académies seraient équipées de détecteurs de téléphones portables, dont le nombre et l’emplacement restent cependant confidentiels. Il est néanmoins précisé que « les recteurs répartissent ces appareils de façon aléatoire et veillent à les faire circuler entre les centres d’examen, tout au long des épreuves », reprenant quasiment mot pour mot les éléments de langage diffusés l’année dernière.

Mais avec quelle efficacité ? Selon le ministère, 36,5 % des fraudes détectées lors des épreuves du bac 2013 concernaient l’utilisation de nouvelles technologies (téléphones, lecteurs mp3,...), contre 40 % l'année précédente. En valeur, il y a pourtant eu cinq cas de fraude de plus qu'en 2012. Une augmentation dûe selon la Rue de Grenelle au « renforcement des mesures préventives et dissuasives engagé depuis 2 ans [et qui ont] permis de détecter un nombre plus important de tentatives de fraudes en 2013 qu’en 2012 (469 vs 419, soit 12 % supplémentaires)  ».

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L’année dernière, Le Monde expliquait qu’il « n'y aurait que deux appareils par académie ». Une « goutte d'eau » selon nos confrères, au regard des plus de 4 700 centres d'examen répartis au sein des 30 académies françaises... D’autant que sur un plan technique, le fonctionnement de ces détecteurs se révélerait plutôt délicat. « Le réglage est difficile. Si la fréquence est trop basse, on ne détecte rien. Si elle est trop haute, ça bipe ou ça clignote sans cesse... Les enseignants me l'ont vite retourné. Verdict : pas pratique ! » témoignait en ce sens un proviseur.

Des risques importants pour les fraudeurs

Les risques encourus par les petits malins qui utiliseraient leurs téléphones pour tricher demeurent quoi qu’il en soit conséquents : du blâme avec inscription au livret scolaire jusqu’à l’interdiction de repasser son bac pendant 5 ans notamment.

Rappelons donc la règle : « L’utilisation des téléphones portables et, plus largement, de tout appareil non autorisé permettant des échanges ou la consultation d’informations est interdite ». Pour ceux qui se rendraient à leur centre d’examen avec un smartphone, une tablette ou un lecteur mp3, sachez que l’appareil en question devra être éteint, puis rangé dans un sac ou confié aux surveillants.

Des oraux et jurys en visioconférence

À noter qu’un décret et un arrêté publiés en mars dernier au Journal Officiel ont autorisé la tenue d’oraux par visio-conférence. La procédure n’est cependant permise que dans un nombre très limité de cas, et devrait concerner principalement des personnes hospitalisées, incarcérées, ou bien souffrant d’un handicap conséquent. Un surveillant sera systématiquement aux côtés du candidat afin de s’assurer du bon déroulement de l’épreuve. Les jurys pourront également se réunir via des outils de chat vidéo.

Rappelons enfin que différents outils numériques sont mis à disposition des candidats par l’Éducation nationale, à commencer par une plateforme contenant des annales du bac (voir ici). 


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